Carnet d'Afrique de l'Ouest

Les programmes d'Entrepreneurs du Monde en Afrique de l'Ouest

samedi 12 septembre 2009

Campagne de prévention et de gestion de la malaria à Nima

Nous avons organise conjointement avec notre organisation partenaire Infanta Malaria Prevention Foundation (IMPF) une campagne de prévention et de gestion de la malaria pour nos communautés de Nima.
IMPF nous a déjà aide l’an passé à revoir nos modules de formation sur la malaria et a partagé avec nous des outils de formation que nous utilisons dans nos sessions portant sur l’hygiène et la santé.

Cet évènement à Nima a consisté à faire passer le test de la goutte épaisse à 150 enfants et à former leurs parents à la prévention et au traitement de la malaria.
Cette campagne est le résultat d’un effort des deux organisations pour rassembler le matériel nécessaire pour faire les tests d’une part (IMPF) et pour trouver un lieu de rassemblement et rassembler la communauté pendant cette journée d’autre part (ID-Ghana).


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vendredi 8 mai 2009

Les Maîtres Fous

Voici Les Maîtres Fous, un court-métrage du célèbre réalisateur de cinéma et ethnologue français Jean Rouch. réalisé en 1955. Le premier tiers de ce document présenté ici montre des images intéressantes du Accra de l'époque, qui sont intéressantes à mettre en perspective avec ce qu'est Accra aujourd'hui. En outre, la plupart des figurants vivaient à Nima, un quartier où intervient aujourd'hui ID-Ghana...
"Les Maîtres Fous enquête sur la réponse africaine à l'oppression coloniale. Aux alentours de 1925, un culte a commencé à se former, du nom d'Hauka et dont les membres sont possédés par de grandes figures de la puissance coloniale locale.

Filmé à Accra, qui était à l'époque la capitale coloniale de la Gold Coast, Les Maîtres Fous introduit le téléspectateur dans le monde des cérémonies de possession Hauka - un moment fait d'étranges rituels et de pratiques parfois choquantes.
À la demande des Haukas, Rouch assiste et filme une de leurs cérémonies de possession. Au fur et à mesure que le film avance et que les hommes entrent en transe, on assiste à leur transformation spectaculaire. Une fois possédés, de nombreux membres de la secte Hauka commencent à baver tandis que leur corps entre dans un état d'extrême tension ; certains paradent même à travers le lieu de la cérémonie en brûlant leur propre chair, comme preuve du fait qu'ils ne sont plus humains. Le paroxysme de la cérémonie se passe lorsque les esprits Hauka sacrifient, puis mangent un chien."
Texte traduit et adapté de maitres-fous.net. Pour lire la suite, cliquer ici.



Sources YouTube : partie 1 ; partie 2 ; partie 3.

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mardi 21 avril 2009

Nima en noir & blanc

Nous avons reçu la visite en décembre dernier d'un photojournaliste, Guillaume Binet de l'agence parisienne MYOP. Guillaume a beaucoup travaillé sur l'expansion des villes des pays en développement, en Afrique et en Amérique du Sud en particulier. Il a passé quelques jours à Accra et a exploré les quartiers de Nima & Mamobi où il a pris des portraits de la vie courante des gens de là-bas, dont beaucoup sont des partenaires d'ID-Ghana. De la partie basse où coule le "gutter" (le grand égout à ciel ouvert) aux hauteurs de Kanda Highway, les clichés donnent un aperçu de la vie à Nima et permettent de ressentir l'atmosphère de ce quartier historique populaire d'Accra, qui a accueilli dès les années 1910 ses premiers migrants venus de la région du Sahel pour travailler dans le territoire alors économiquement dynamiques de la Gold Coast. Venez découvrir le diaporama sur le site de MYOP en cliquant ici !

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vendredi 20 mars 2009

La Success Story de mars au Ghana

Lardi a 43 ans. Elle est mariée et a trois enfants. Son mari, 48 ans, travaille pour Prudential Bank. Elle vit à Nima avec sa famille. Son fils aîné a 20 et vient de terminer l'école secondaire, le second a 18 ans et est au lycée et la dernière, 12, est en primaire.
Lardi est originaire de Kongo dans la haute Région Orientale du Ghana. Elle a émigré vers Accra à la recherche d'un emploi. À son arrivée à Accra, elle a vécu avec un oncle dans le quartier de l’hôpital militaire ‘37’ jusqu'à ce qu’elle trouve un emploi comme aide de maison. Ayant le sentiment d’être exploitée, elle a ensuite quitté ce travail qui lui rapportait un salaire de misère. Elle a ensuite commencé à vendre de l'eau fraîche, initialement dans la rue, jusqu'à ce qu'elle rencontre son mari. Plus tard, elle a déménagé de la maison de son oncle pour rejoindre son mari à Nima, où elle réside depuis. Même si la famille a changé de logement un certain nombre de fois, elle a toujours vécu au sein du même quartier de Nima.
Pendant un certain temps après son mariage, Lardi a continué de vendre de l'eau fra
îche jusqu'à ce que ses clients demandent des sodas. Elle a donc commencé à épargner de l'argent tiré du profit de sa petite affaire. Après quelques temps d’épargne, son mari a apporté sa contribution pour qu’elle puisse acheter ses premiers sodas. Mais l'argent n'était toujours pas suffisant pour lui permettre de s’enregistrer avec le distributeur de la marque Coca Cola. C'est à ce moment-là qu'elle a eu besoin d'un prêt pour lui permettre de réaliser son rêve.
C’est alors qu’elle a appris la connaissance d’ID-Ghana. Le hasard a en effet fait qu’elle vit dans la même maison que le frère de Sunday Daa Tii, notre Agent de Crédit à Nima. Elle est entrée en contact avec lui, quand il est allé rendre visite à son frère. A travers une première conversation, elle a pris connaissance de la nature de son travail et n’a pas tardé pour partager avec Sunday son besoin en capital. Ce dernier à son tour a accompagné Lardi tout au long du processus de candidature et lui a bien vite permis d’obtenir son premier prêt.
Elle a reçu son premier prêt de GH¢ 30 le 20 août 2007. Avec ce premier apport de capital, elle a pu procéder à son enregistrement auprès de la firme Coca Cola qui lui fourni depuis ses approvisionnements en sodas. Avec ses prêts suivants de GH¢ 60, GH¢ 100, GH¢ 150, GH¢ 200, GH¢ 250 et GH¢ 400 reçus entre Mars 2005 et Novembre 2008, elle a réussi à se diversifier en ajoutant des conserves et des biscuits à son offre.
Grâce à l'appui d'ID-Ghana, sa petite entreprise s’est développée. Elle a également été en mesure d'acheter un garde-manger en verre qui fait bonne figure dans sa gargote. Avant de rencontrer ID-Ghana, ses ventes étaient d'environ GH¢ 10 par semaine. Actuellement, ses ventes se situent entre GH¢ 100 et GH¢ 150 par semaine !
S’agissant des formations reçues d’ID-Ghana, elle les trouve très bénéfiques car elles l’ont aidé à mieux gérer ses finances. En plus de ses économies de GH¢ 150 avec ID-Ghana, elle épargne aussi avec un Susu collector (système local d’épargne traditionnelle) ainsi qu’avec la Stanbic Bank.
Aujourd'hui, notre soutien financier l’a beaucoup aidé dans le paiement des frais de scolarité de ses enfants. Elle a été en mesure d'acheter des ustensiles de cuisine qu’elle n'avait pas auparavant. Elle est également en mesure de soutenir son mari mieux maintenant.
Son rêve d’avenir est désormais de mettre suffisamment d'argent de côté pour aider son mari à finaliser la construction d’un bâtiment qui a été arrêtée faute de moyens.

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jeudi 23 octobre 2008

La Success Story d'octobre au Ghana

Mercy, 53 ans, est une femme divorcée qui a deux enfants : l'aîné a 30 et la plus jeune 23 ans. Elle vient d'Abetifi dans la Région Orientale du Ghana (Eastern Region). Elle est venue à Accra avec son mari peu de temps après leur mariage et elle vit à Nima depuis lors. Mercy a commencé à vendre du pain et, plus tard, a ajouté quelques articles à son stock, qu'elle écoule au marché de Nima, où elle travaille de 7:00 du matin à minuit. Elle a eu connaissance d'ID-Ghana lorsque l'une des agences de l'organisation a commencé à utiliser les locaux de son église pour rencontrer d'autres bénéficiaires. À l'époque elle avait besoin d'un prêt pour lui permettre d'acheter son stock en espèces au lieu de la faire à crédit. Avant de rencontrer ID-Ghana, elle vendait ses marchandises sur une petite table. La quantité maximale de sucre qu'elle pouvait alors acheter se montait à deux boîtes de conserve qu'elle revendait en toutes petites quantités. Acheter à crédit l'amenait également à faire face à bien d'autres difficultés : le prix d'achat des provisions était plus élevé que pour ceux qui payaient comptant ; un traitement préférentiel était accordé à ces derniers, en particulier dans le cas du pain où ils avaient la possibilité de choisir les miches les plus belles avant les acheteurs à crédit comme elle.
Très insatisfaite de sa condition, elle a alors immédiatement saisi l'occasion qu'il lui était offerte par ID-Ghana et a pris un prêt pour améliorer son entreprise. Elle a reçu son premier prêt de Gh¢25 en Octobre 2003 ; son 2ème prêt de Gh¢50 en avril 2004 ; un 3ème prêt de Gh¢100 en Octobre 2004. Puis entre 2005 et août 2008, elle a reçu ses quatrième, cinqu
ième, sixième, septième et huitième prêts, d'un montant respectif de Gh¢100, GH¢150, GH¢200, Gh¢200, et GH¢350 . Elle a ainsi pu se libérer du système d'achat à crédit, a pu améliorer la qualité de son stock et ne vend plus ses marchandises sur une petite table bancale : elle vend désormais de sa propre échoppe-conteneur, bien achalandée. Ses ventes hebdomadaires se chiffrent à Gh¢480 contre Gh¢30 auparavant. Selon elle, elle a grandement bénéficié des prêts proposés par ID-Ghana. Il y a même des moments où elle retire son argent de son compte d'épargne afin d'augmenter son capital plutôt que de prendre un autre prêt. Elle le fait lorsque le marché n'est pas en trop haut.
Les prêts l'ont aidée à non seulement développer son affaire, mais aussi à la diversifier. Elle vend désormais différents types de marchandises qu'elle ne proposait pas avant. Actuellement, elle a Gh¢170 d'épargne sur son compte... Elle a pu apporter de nombreuses améliorations à son quotidien : elle peut payer son loyer facilement, tout comme l'éducation de ses deux petits-enfants âgés de 7 et 5 ans. Elle a pour projet d'établir une petite affaire de production de batik. Elle a reçu une formation dans ce domaine mais n'a pas encore été en mesure de
mettre en oeuvre cette idée en raison notamment de l'importance du besoin en investissement. Au final, elle s'estime vraiment heureuse de l'évolution de sa vie. Un sentiment qu'elle résume par un mot à l'intention des équipes d'ID-Ghana : "Ayeekoo", qui signifie "chapeau" !

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mercredi 26 mars 2008

Visites d'EdM


Franck Renaudin, le Directeur d'Entrepreneurs du Monde & Laëtitia Raginel, la Coordinatrice d'EdM pour l'Afrique de l'Ouest, basée à Ouagadougou (Burkina Faso), ont effectué une visite de 5 jours à Accra pour prendre le pouls du programme ghanéen.
Leur visite a donné l'occasion à Franck d'apprécier les progrès
réalisés par le programme depuis sa précédente visite d'octobre 2007 alors que pour Laëtitia, l'heure était davantage à la prise de contact avec ID-Ghana puisque cette mission était sa première au Ghana depuis sa prise de fonction en novembre dernier. Pour ma part, je recevais également pour la première fois Franck & Laëtitia sur le programme, après avoir reçu l'équipe financière de Poitiers (Hélène Keraudren & Fathi Nouira) en février dernier à mon arrivée.
Une majorité de notre temps a été dédiée aux visites du terrain (voir photo ci-dessus à gauche, Franck & Laëtitia dans le quartier de Nima). Nous avons ainsi visité les agences de Nima-New Town, Madina, Chorkor, Glefe & Agbogbloshie, soit 5 agences sur les 7 que compte le programme. Ces visites ont été l'occasion de rencontrer les bénéficiaires du programme bien sûr, mais aussi d'interagir avec les équipes des différentes agences (comme ci-dessus à droite à Madina & ci-dessous à gauche à Chorkor).
Le passage de l'ensemble des agences à la méthodologie de groupe ASA a constitué une sujet récurrent tant les enjeux liés à cette évolution sont importants pour ID-Ghana. Ces discussions ont été alimentées par les visites terrain à Madina, qui a commencé en mars l'implémentation de cette méthodologie & à Glefe, où le projet pilote ASA a débuté en janvier 2007. Dans les deux cas, des interactions avec les groupes de bénéficiaires se sont révélées particulièrement intéressantes & enrichissantes.
La mission sociale a également régulièrement occupé l
e centre des discussions, suite notamment aux différentes sessions de formations auxquelles nous avons assisté à Glefe (voir photo ci-dessous à gauche) & Chorkor (voir photo ci-dessous à droite). Ces formations ont touché rien qu'à Glefe 311 bénéficiaires ayant chacun reçu deux formations dans le mois (une à caractère social, une sur le management des micro entreprises) & sont dispensées par deux formateurs qui se partagent la courverture des 7 branches que compte ID-Ghana.
La visite s'est achevée sur une réunion avec l'équipe du de l'agence pilote de Glefe, ave
c qui les grandes lignes du manuel d'opérations ASA ont été tracées. Ce manuel, dont la première version sera prête pour la mi-avril, renfermera le fruit de plus d'un an de travail d'adaptation au contexte ghanéen de la méthodologie que l'ONG bangledeshi ASA a mis au point dans les années 90.

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jeudi 31 janvier 2008

La Success Story de janvier au Ghana

Ce mois-ci, Francisca, la travailleuse sociale du programme, nous a ramené un histoire de vie vraiment motivante pour nous, celle de Selina. Je la retranscris ici mais vous pourrez aussi la retrouver sur le site d'Entrepreneurs du Monde où elle est à l'honneur en première page (voir l'ongle 'Le succès du mois', en haut à droite de la page d'accueil ou cliquez ici). Bonne lecture & à très bientôt !

"Je m’appelle Selina Togodui. J’ai 39 ans. Avec mon mari et nos 4 enfants, nous vivons dans le quartier de Nima, à Accra.

Depuis quelques années, je tiens une gargote. Au début, je cuisinais et vendais seulement du fufu (
bouillie épaisse à base de manioc et de banane plantain) et du banku (purée de maïs et manioc) sous un abri de planches, sans murs. A la saison des pluies, c’était très difficile de cuisiner dans cet espace complètement ouvert.J’avais un mal fou à allumer et maintenir mon feu. Et pourtant, j’avais réussi à fidéliser une clientèle qui aimait beaucoup ma cuisine et m’encourageait à élargir la gamme de mes plats. En 2005, j’ai eu vraiment envie d’étendre mon activité... Je me sentais capable, mais il me manquait le capital !!!

Heureusement, à ce moment-là, une voisine m’a parlé d’ID-Ghana et m’a encouragée à lui soumettre un dossier. J’y suis allée, j’ai défendu mon projet d’extension et l’équipe m’a fait confiance ! J’ai obtenu un 1er prêt de 1 million de cedis (70 €) en septembre 2005 et puis 6 autres prêts successifs, au fur et à mesure du développement de mon activité.

Je cuisine et vends plein de choses maintenant ! Et à l’abri ! En effet, j’ai construit une salle et une cuisine en parpaings et acheté des chaises, des tables. En outre, je me suis équipée pour cuisiner au gaz plutôt qu’au bois : plus économique, plus écologique et plus pratique ! Ma gargote a l’air d’un petit restaurant mai
ntenant et j’emploie 6 personnes !

Surtout, grâce à ce développement dont je suis fière, j’ai épargné 13,926,000 cedis (977 €) par le biais d’ID-Ghana et j’envoie désormais nos trois aînés dans de bonnes écoles.

Tous les jours, je recommande ID-Ghana aux micro-entrepreneurs de mon quartier. En effet, grâce à ID, j’ai eu un capital pour investir, constitué une épargne et profité de formations très intéressantes : gestion de mon activité, attention commerciale aux clients, et aussi habitudes d’hygiène et de santé, etc.

Un seul regret par rapport à ID : à chaque demande, l’agent de crédit m’a octroyé un montant plus faible que celui que je demandais... Mais bon, ça m’a obligée à développer mon activité à un r
ythme plus sûr, sans doute..."

Vous pouvez également télécharger le fichier de cette success story en pdf en cliquant ici.

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samedi 10 février 2007

Formation et orientation des bénéficiaires






Pour que ses bénéficiaires puissent être en mesure d'utiliser à bon escient les services financiers qu'elle leur offre, ID-Ghana met en oeuvre un important volet formation et orientation , en plus de son activité de micro-crédit. Le Département Social de l'organisation compte deux formateurs et un travailleur social. Chacun des formateurs s'occupe d'une zone géographique bien définie, couvrant 2 à 3 agences, alors que le travailleur social, dont le recrutement est récent, est en charge, entre autres, d'assurer des "permanences sociales" au niveau de chaque agence et d'orienter les bénéficiaires vers les services sociaux et sanitaires d'Accra.
En dehors des formations, ID-Ghana organise des sessions d'orientation des bénéficiaires sur la politique de crédit de l'ONG, sur l'utilisation des prêts, la gestion du profit, etc. Ces sessions d'orientation ont lieu à l'agence avant le décaissement du prêt, et sont dispensées par le chef d'agence.
Ci-dessus, quelques photos prises durant des sessions de formation/orientation de nos bénéficiaires à l'agence de Nima New Town.

Publié par Racine Ly (ancien responsable de programme)

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