Carnet d'Afrique de l'Ouest

Les programmes d'Entrepreneurs du Monde en Afrique de l'Ouest

vendredi 21 août 2009

La Success Story d'août au Ghana

Jessie est une femme divorcée de 58 ans, mère de trois enfants. Les aînés ont respectivement 38 et 33 ans et sont tous deux mariés, tandis que le plus jeunes (18 ans) est au lycée. Elle est originaire de la Région du Grand Accra mais est née et a grandi à Kaneshie, Accra. Elle vit actuellement à Bubuashie mais a installé son affaire à Kaneshie où elle a une échoppe.
Jessie vendait autrefois des produits cosmétiques mais a décidé de changer pour la vente de vêtements, qui lui semblait alors plus profitable. Elle ouvre son magasin tous les jours de 7:00 à 17:30.
Son second enfant s’est installé au Etats-Unis. Il avait pour habitude de lui envoyer de l’argent qu’elle investissait dans son affaire. Mais lorsqu’il s’est marié, ses envois ont arrêté immédiatement, mettant un terme à ses plans d’expansion. C’est en discutant de ces difficultés avec une amie qu’elle découvrit ID-Ghana.
Après avoir établi le contact avec l’organisation et avoir reçu les agents de crédit dans son magasin, elle a pu obtenir un premier prêt de GH¢ 300 en octobre 2007. Puis elle a obtenu successivement GH¢ 500 et GH¢ 700 en avril et novembre 2008. A présent, elle fait partie des partenaires ‘Front Desk’ d’ID-Ghana (i.e. elle repaie son prêt au guichet de l’agence de Kaneshie) et elle a utilisé son 4ème prêt de GH¢ 500 pour faire croître son affaire.
Avec le support d’ID-Ghana, elle pu significativement diversifier son petit business : au fil du temps, elle a inclus dans sa gamme des sous-vêtements, des soutiens-gorge et des foulards. Avant de prendre des prêts, ses ventes journalières s’élevaient à GH¢ 10/30.
Aujourd’hui, ce chiffre est monté à GH¢ 30/100! En plus de son épargne de GH¢ 100 avec ID-Ghana, elle a aussi un compte avec UT Bank. Actuellement, elle est capable de subvenir à ses besoins sans problème aucun. Elle est heureuse de pouvoir payer les frais scolaires du plus jeune de ses enfants sans difficultés ; elle a même utilisé son épargne pour ce faire. A présent, elle rêve de construire une maison pour ses enfants. Elle est certaine de pouvoir arriver à ses fins puisqu’elle épargne dur pour ce projet !

Libellés : , ,

dimanche 28 juin 2009

La Success Story de juin au Burkina Faso

La culture des produits maraîchers est une activité qui est de plus en plus pratiquée par les paysans burkinabè après la saison des pluies.
Jean-Baptiste Compaoré, paysan résident à Tansèga, une localité située à quelques 35 Km de Ouagadougou, capitale politique du Burkina-Faso, fait partie de ces braves cultivateurs qui travaillent chaque jour pour gagner leur pain quotidien.

Originaire de Tansèga, Jean-Baptiste cultive dans son jardin choux, piments et courgettes. Il est également pépiniériste et pratique aussi l’élevage.
Membre du groupement Wend Waoga, qui est composé de huit hommes, il est marié et père de sept enfants dont quatre scolarisés. La famille habite dans une concession à cinq maisons dont trois cases sont pour sa famille.
Dès son jeune âge, Jean Baptiste a appris la production de produits maraîchers auprès de son père qui avait pour activité génératrice de revenu ce type d’agriculture.
L’équipement nécessaire à la production est constitué d’arrosoirs, de seaux, de pique haches, de pelles, de dabas* à quatre « dents », de râteaux, de petites dabas* pour la culture des plants et de barres à mine pour creuser des puits puisque l’activité n’est pas exercée au bord d’un barrage.
Cependant, les difficultés majeures rencontrées dans l’exercice de cette activité sont relatives à l’assèchement des puits car pour maintenir un bon niveau d’eau durant toute l’année pour la production, l’intérieur du puits doit être recouvert de sape. Les maraîchers ont donc besoin en matériaux tels que le ciment et le sable, mais cela représente un gros investissement et reste un facteur limitant. Jean-Baptiste est dans cette situation car il ne peut financer une telle dépense qui pourtant lui permettrait d’être plus productif.

Pendant la saison pluvieuse, Jean-Baptiste se réveille à trois heures du matin pour se rendre à son jardin, puis se dirige vers son champ à partir de huit heures pour les travaux champêtres. A la fin de la journée vers seize heures il repasse travailler au jardin pour faire notamment un suivi des plants. Il veut arroser avant la nuit, mais surtout vérifier la présence de vers destructeurs et de parasites pour utiliser des pesticides si besoin et préserver ses légumes.

Bien que proche de la capitale, la population de Tansèga mène des activités agro-pastorales et en dépit de leur proximité avec la grande ville, il ne leur est pas facile de se rendre à Ouagadougou dans les caisses de microfinance. Le groupement Wend Waoga bénéficiait d’un appui-conseil de la radio locale « Vive le Paysan » qui l’a orienté vers la Banque Agricole et Commerciale du Burkina (BACB), banque avec laquelle il a travaillé pendant dix ans.
Mais Jean-Baptiste et son groupement ont entendu parler d’AsIEnA la méthodologie de cette institution de microfinance qui promeut l’auto prise en charge leur a plu, et aussi le fait qu’AsIeNa soit équipé d’une agence mobile et vienne rencontrer le groupement sur place tous les mois. Ils se sont donc orientés vers cette nouvelle structure et se sont constitués en une Mutuelle Solidarité (MUSO).
C’est ainsi que depuis trois mois, Jean-Baptiste est partenaire de l’IMF et dispose d’un compte à AsIEnA. Il en est à son premier crédit d’un montant de 25 000FCFA. Cela lui a permis d’acquérir des intrants (semence de courgette, pesticide) pour la production.

Actuellement, Jean Baptiste commence à récolter ses légumes et les écoule sur le marché local, il a déjà réalisé un chiffre d’affaires de 17 550FCFA, mais la saison n’est pas fini et il espère pouvoir au moins doubler ce revenu avec la vente du reste de sa production. Il a prévu de réutiliser son bénéfice pour rembourser le crédit bien sûr, mais aussi pour lancer une deuxième phase de production.
Après avoir soldé son premier crédit avec AsIEnA, il a pour projet de contracter un second prêt plus élevé pour rétablir et améliorer le niveau de deux puits qui sont actuellement mis au rebus.

(Rapportée par Armel Guenguere)


* la daba est un outil local, une petite pioche

Libellés : , , , , ,

lundi 20 avril 2009

La Success Story d'avril au Ghana

Mariam est une femme de 42 ans dont le mari travaille en Allema-gne. Leurs trois enfants vivent avec elle à Madina Estate près d’Accra. Son premier enfant a 29 ans, le second 19 et le dernier 5. Le premier est un commerçant, le cadet est à l'école secondaire tandis que le benjamin est à la maternelle. Son mari contribue fi-nancièrement chaque mois à l'entretien de la famille. Il visite éga-lement le Ghana au moins deux fois par an afin de passer quel-ques jours avec sa famille.
Mariam vient de Tamale dans la Région Nord du Ghana. Elle a émigré vers Accra pour commercer. À son arrivée, elle a vécu avec un cousin à Achimota et bientôt a commencé à vendre des vêtements pour bébé. Plus tard, elle s'est mariée et a ensuite re-joint son mari à Madina. Ce n’est qu’après la naissance de leur troisième enfant que son mari a choisi de partir à l’étranger vers des horizons plus prometteurs.
Après quelques années passées à vendre des vêtements pour bé-bé, elle a décidé de changer de secteur pour vendre des bols en plastique, une affaire qu’une amie lui a conseillé d’entreprendre parce que plus lucrative. Elle vend ce type d’article depuis 6 ans maintenant. En général, elle ouvre sa boutique à 7h00 pour la fermer à 18:00.
Mariam a connu ID-Ghana lorsqu’elle a eu besoin d'un prêt pour lui permettre d'agrandir et de diversifier son petit commerce. Une de ses amies qui se trouve être un partenaire d’ID-Ghana lui a présenté Benjamin Egyir, notre Agent de Crédit à Madina. Il a passé les procédures de l'organisation en revue avec elle et elle a bien vite reçu son premier prêt le 7 juin 2007.
Avec son premier prêt de GH¢ 120, elle a réussi à augmenter son stock. Ses prêts ultérieurs de GH¢ 220, GH¢ 400 et GH¢ 700 re-çus respectivement le 25 octobre 2007, le 28 février 2008 et le 3 juillet 2008 lui ont permis d'inclure des couteaux de cuisine, des couverts et des verres à son offre.
Avant sa rencontre avec ID-Ghana, son chiffre d'affaires était d’environ GH¢ 50 par jour. Actuellement, après avoir diversifié et développé son petit business, son chiffre d'affaires est désormais compris entre GH¢ 80 et GH¢ 150 par jour !
Dans l'ensemble, Mariam estime que le prêt lui a été très bénéfi-que. Elle n’a maintenant aucune difficulté à payer les frais de sco-larité de ses enfants, même lorsque son mari n'arrive pas à en-voyer de l'argent. Elle est en mesure de mieux prendre soin d'eux. Elle souhaite maintenant être en mesure d’éduquer ses deux en-fants jusqu’au niveau de l'enseignement supérieur et de construire une maison pour eux.

Libellés : , ,

vendredi 20 mars 2009

La Success Story de mars au Ghana

Lardi a 43 ans. Elle est mariée et a trois enfants. Son mari, 48 ans, travaille pour Prudential Bank. Elle vit à Nima avec sa famille. Son fils aîné a 20 et vient de terminer l'école secondaire, le second a 18 ans et est au lycée et la dernière, 12, est en primaire.
Lardi est originaire de Kongo dans la haute Région Orientale du Ghana. Elle a émigré vers Accra à la recherche d'un emploi. À son arrivée à Accra, elle a vécu avec un oncle dans le quartier de l’hôpital militaire ‘37’ jusqu'à ce qu’elle trouve un emploi comme aide de maison. Ayant le sentiment d’être exploitée, elle a ensuite quitté ce travail qui lui rapportait un salaire de misère. Elle a ensuite commencé à vendre de l'eau fraîche, initialement dans la rue, jusqu'à ce qu'elle rencontre son mari. Plus tard, elle a déménagé de la maison de son oncle pour rejoindre son mari à Nima, où elle réside depuis. Même si la famille a changé de logement un certain nombre de fois, elle a toujours vécu au sein du même quartier de Nima.
Pendant un certain temps après son mariage, Lardi a continué de vendre de l'eau fra
îche jusqu'à ce que ses clients demandent des sodas. Elle a donc commencé à épargner de l'argent tiré du profit de sa petite affaire. Après quelques temps d’épargne, son mari a apporté sa contribution pour qu’elle puisse acheter ses premiers sodas. Mais l'argent n'était toujours pas suffisant pour lui permettre de s’enregistrer avec le distributeur de la marque Coca Cola. C'est à ce moment-là qu'elle a eu besoin d'un prêt pour lui permettre de réaliser son rêve.
C’est alors qu’elle a appris la connaissance d’ID-Ghana. Le hasard a en effet fait qu’elle vit dans la même maison que le frère de Sunday Daa Tii, notre Agent de Crédit à Nima. Elle est entrée en contact avec lui, quand il est allé rendre visite à son frère. A travers une première conversation, elle a pris connaissance de la nature de son travail et n’a pas tardé pour partager avec Sunday son besoin en capital. Ce dernier à son tour a accompagné Lardi tout au long du processus de candidature et lui a bien vite permis d’obtenir son premier prêt.
Elle a reçu son premier prêt de GH¢ 30 le 20 août 2007. Avec ce premier apport de capital, elle a pu procéder à son enregistrement auprès de la firme Coca Cola qui lui fourni depuis ses approvisionnements en sodas. Avec ses prêts suivants de GH¢ 60, GH¢ 100, GH¢ 150, GH¢ 200, GH¢ 250 et GH¢ 400 reçus entre Mars 2005 et Novembre 2008, elle a réussi à se diversifier en ajoutant des conserves et des biscuits à son offre.
Grâce à l'appui d'ID-Ghana, sa petite entreprise s’est développée. Elle a également été en mesure d'acheter un garde-manger en verre qui fait bonne figure dans sa gargote. Avant de rencontrer ID-Ghana, ses ventes étaient d'environ GH¢ 10 par semaine. Actuellement, ses ventes se situent entre GH¢ 100 et GH¢ 150 par semaine !
S’agissant des formations reçues d’ID-Ghana, elle les trouve très bénéfiques car elles l’ont aidé à mieux gérer ses finances. En plus de ses économies de GH¢ 150 avec ID-Ghana, elle épargne aussi avec un Susu collector (système local d’épargne traditionnelle) ainsi qu’avec la Stanbic Bank.
Aujourd'hui, notre soutien financier l’a beaucoup aidé dans le paiement des frais de scolarité de ses enfants. Elle a été en mesure d'acheter des ustensiles de cuisine qu’elle n'avait pas auparavant. Elle est également en mesure de soutenir son mari mieux maintenant.
Son rêve d’avenir est désormais de mettre suffisamment d'argent de côté pour aider son mari à finaliser la construction d’un bâtiment qui a été arrêtée faute de moyens.

Libellés : , ,

vendredi 20 février 2009

La Success Story de février au Ghana

Mary Brown est une Ga de Chorkor dans la Région du Grand Accra. Cette femme d’une quarantaine d’années a divorcé il y a quatre ans, après vingt-cinq ans de mariage. Elle a trois enfants - un garçon et deux filles : Larte Lartey, 12 ans et en classe 6, Larkor Lartey, 9 ans et en classe 5 et Larkaly Lartey, 6 ans est en classe 2. Les deux aînés vivent avec leur grand-père paternel.
Mary avait un petit salon de coiffure où elle effectuait des teintures quand elle a rejoint ID-Ghana. Elle a été parmi les premières bénéficiaires à obtenir un prêt quand l’agence de Chorkor a ouvert en 2002 (voir notre article de juillet 2003). Depuis, elle a reçu pas moins de sept prêts. Son premier prêt se montait à GH¢15 tandis que celui qu’elle a en cours aujourd’hui est de GH¢150.
Le fond de stock de Mary s’évaluait en 2002 à environ GH¢50 ; il est passé à environ GH¢200 aujourd'hui. Avec l'aide des prêts et des formations à caractère entrepreneurial qu’elle a reçues d'ID-Ghana, elle a réussi à développer une affaire de vente de queues de dinde (un met recherché au Ghana) après mené son activité de teinture de cheveux. Plus récemment, il y a quatre mois, elle s’est reconvertit de nouveau dans la vente de fruits. Le montant de l’épargne qu’elle a mise de côté avec ID-Ghana est actuellement de GH¢185.
Les prêts qu’elle a reçus d’ID-Ghana lui ont permis de mener de nombreux projets :
- Elle a pu finir l’aménagement de son petit appartement où elle vit avec son dernier né.
- Elle a été en mesure de l’aménager confortablement en l’équipant avec des appareils tels une télévision, des meubles, etc.
- E
lle a également acheté un congélateur lorsqu’elle avait son affaire de vente de queues de dindes pour la conservation de la viande.
- Elle est également été en mesure de subvenir aux besoins éducatifs de son enfant.

Mary a plein de projets d’avenir. Elle souhaiterait mettre beaucoup d’argent de côté pour développer son activité de vente de fruits en diversifiant son offre et ainsi mieux répondre à la demande de ses clients, et elle voudrait également épargné suffisamment pour pouvoir assurer le futur établissement de ses enfants.
Enfin pour Mary, les formations entrepreneuriales et les prêts d’ID-Ghana l’ont aidés de manière décisive pour se reconvertir par deux fois. Grâce aux formations, elle a été en mesure de gérer le développement de ses affaires sans difficultés majeures. Elle a maintenant le sentiment d’avoir compris l’importance de l'épargne ainsi que la façon d’évaluer le coût de ses produits avant de les vendre.

Pour Mary, ID-Ghana a acquis une grande importance dans sa vie tout au long de 7 années de soutien…

Libellés : , ,

dimanche 25 janvier 2009

La Success Story de janvier au Ghana

Jesse est une femme de 58 ans, mariée depuis 20 ans à Thomas Addo, avec qui elle a eu trois enfants - Sarah Annan 38 ans, célibataire et sans emploi ; Justice Annan, 35, mariée et expatriée à Londres, et Michael Addo 17 ans, un étudiant de second cycle inscrit à l’école secondaire technique de Mankessim. Jesse et son mari sont tous les deux issus de la tribu Ga dans la région du Grand Accra.
Ils vivent à Bubuashie, une banlieue d'Accra, depuis ces seize dernières années. Leur foyer familial est un appartement de quatre chambres partagé avec ses autres frères et sœurs.
En 1981, Jesse travaillait en tant que vendeuse au supermarché Swanlake situé à North Kaneshie. Elle y a travaillé pendant six ans avant de démissionner. Peu de temps après, elle a commencé à vendre des vêtements au marché de Kaneshie avec un capital initial de GH¢ 0,20 (ou ¢ 2000 à l’époque). Réinvestissant systématiquement ses gains dans son affaire, elle a été capable au fil des ans de développer son offre de produits. Elle a ainsi pu satisfaire les besoins d’une clientèle exigeante en proposant des jupes, des boxers, des écharpes, des chaussettes, des écharpes, des chemises de nuit, des serviettes, etc.
Entre 2005 et 2007, face à une demande croissante, Jesse a besoin de capital supplémentaire. Au cours de discussions entre amies pour trouver une solution, l’une d’elle lui parle d’ID-Ghana. Le contact est vite établi et elle obtient son premier prêt de GH¢ 300 en novembre 2007, puis un deuxième prêt de GH¢ 500 en avril de la même année et enfin un troisième (toujours en cours) de GH¢ 700 fin novembre 2008.
Avec ces prêts, elle développe son offre en élargissant son stock aux draps, rideaux, voilages, etc., articles qui connaissent une demande forte. Son capital de base a augmenté de GH¢ 2.000 à GH¢ 3.000, et ses ventes quotidiennes elles de GH¢ 30 à GH¢ 50. Dans le même temps, elle parvient à faire des économies de GH¢ 160 à partir de son petit magasin dont le local est constitué d’un petit conteneur dans le marché.
ID-Ghana a été d'une aide précieuse pour Jesse, notamment en l’aidant à répondre au mieux aux exigences de ses clients. La formation qu’elle a reçu sur le calcul des coûts, l'importance de l'épargne, le service à la clientèle, etc. l’ont particulièrement aidé dans le développement de son affaire. Les visites régulières de Lucas Dovie, l’agent de crédit qui la suit, sont aussi pour elle une source d'encouragements importante.
A l'avenir, elle espère être en mesure de se constituer un stock important de tous les produits qu'elle vend pour ne pas avoir à faire face à une rupture de son offre. Par exemple, aujourd’hui, certains clients sont à la recherche de calicots ou de mouchoirs en coton qu’elle ne peut pas proposer.
A plus long terme, elle espère mettre assez d'argent de côté pour pouvoir financer les études de son dernier enfant jusqu'à l'université et acquérir un lopin pour y construire sa maison.


Libellés : , ,

mercredi 17 décembre 2008

La Success Story de décembre au Ghana

Monica est une femme de 32 ans mariée et mère de trois enfants de 12 ans, 5 ans et 3 mois. Deux de ses enfants sont maintenant scolarisés; l'aîné est dans le primaire, et la seconde est à la maternelle. Elle est originaire d’Aburi dans la région orientale du Ghana (Eastern Region). Elle est venue à Accra avec sa sœur pour travailler comme aide de maison dans une famille qui résidait à l'Arena, une banlieue d'Accra. Elle s'est ensuite mariée puis a quitté son emploi. Elle a alors rejoint son mari à Glefe, notre quartier d’intervention dans le Sud-ouest d’ Accra. Peu de temps après leur mariage, son mari, un petit entrepreneur qui possède une librairie, lui a donné de l'argent pour se lancer dans la vente de nourriture ; un peu plus tard, il lui a permis d’ouvrir une petite épicerie. Actuellement, elle vend au même endroit un choix d’articles d’épicerie ainsi que de la nourriture. Elle ouvre sa boutique habituellement vers 6:00 du matin et la ferme vers 10:00 du soir.
Monica a fait la connaissance d’ID-Ghana à travers un de ses amis. Elle avait alors besoin d'un prêt pour lui permettre d'élargir et de diversifier son entreprise. Avec son premier prêt de GH¢100, elle a été en mesure d’ajouter de la viande congelée à sa gamme de produits. Dès qu'elle a fini de payer le premier prêt, elle a pris un deuxième prêt de GH¢250 avec lequel elle a augmenté son
stock. Avec son troisième prêt de GH¢450, elle a été en mesure d'acheter un congélateur grâce auquel elle a l'intention de vendre des sodas et des glaces. Elle n'a pour l’instant pas d'argent pour commencer ce commerce mais elle aimerait bien vite prendre un quatrième prêt après avoir remboursé celui-ci pour commencer cette activité. En une semaine de vente, elle réalise un chiffre d’affaire compris entre GH¢440 et GH¢780.
Monica est très reconnaissante à ID-Ghana pour la rapidité avec laquelle elle a pu faire grandir son entreprise. Grâce à l'organisation, elle a été en mesure de développer et de diversifier sa petite affaire. Son projet d'avenir est d'aider son mari à construire une maison.


Libellés : , ,

jeudi 20 novembre 2008

La Success Story de novembre au Ghana

Margaret est une togolaise âgée de 37 ans. Elle est mariée et a deux enfants dont la plus âgée a 17 ans et vient tout juste de terminer le lycée. Le plus jeune a 5 ans et va à la crèche. Elle vient d'un village au Togo appelé Abea, mais a passé le plus clair de sa vie au Ghana. Sa quête d'un avenir plus prometteur l'a motivé pour quitter son pays natal et depuis son arrivée elle a toujours vécu à Accra, et plus particulièrement à Russia avec son mari, un plombier togolais comme elle.
Avant de rejoindre ID-Ghana, elle vendait des haricots cuits avec du gari et des bananes plantain frits (plat populaire appelé "red-red"). Elle a pris connaissance de l'existence d'ID-Ghana quand elle a commencé à avoir besoin d'un prêt pour lui permettre de développer son menu en réponse aux fréquentes demandes de ses clients pour se voir servir d'autres plats. Elle a partagé de son problème avec une amie, qui se trouvait être une partenaire d'ID-Ghana. Cette dernière lui a donc présenté à notre agent de crédit Mark Kissi qui l'a suivi plusieurs années, suivi par Mahamudu Ali (à droite sur la photo ci-dessous), qui a hérité du portefeuille de Mark lorsque ce dernier a été promu Responsable d'agence.
Margaret a reçu son premier prêt de GH¢ 20 le 22 août 2002. Puis elle a reçu GH¢ 40 le 13 Février 2003, GH¢ 60 le 28 août 2003, GH¢ 80 le 18 Mars 2004, GH¢ 120 le 30 Septembre 2004, GH ¢ 150 le 26 Mai 2005 et GH¢ 150 le 2 Février 2006. Après son septième prêt elle a commencé à réaliser qu'elle était proche de réaliser son rêve : débuter un commerce dans la bijouterie (achat au Togo, vente au Ghana). Elle a donc pris un autre prêt de GH¢ 220 le 20 Juillet 2006. Dès qu'elle fini de payer ce prêt, elle "fait une pause" pour gérer le développement de son entreprise pendant un certain temps avant de demander un 8ème de prêt GH¢ 200 le 14 Juin 2007. Elle a de nouveau reçu GH¢ 300 le 24 Janvier 2008 et enfin GH¢ 500 le 21 août 2008 (en cours de repaiement).
Les prêts ont permis à Margaret de développer l'offre de son restaurant : des snacks et de nombreux accompagnements sont à son menu maintenant : Kakolo, Kelewele, igname frits, autant de plats traditionnels prisés par sa clientèle. Elle commence sa journée à 10:00 et fini à 18:00. Selon elle, les prêts d'ID-Ghana lui ont permis de réaliser son rêve : elle a toujours le désir d'acheter des marchandises en provenance du Togo pour les vendre au Ghana. Elle va s'approvisionner maintenant au Togo tous les mois pour acheter des bijoux pour fournir vingt revendeurs qui travaillent avec elle en revendant les marchandises sur une base hebdomadaires. Elle reçoit GH¢ 10 de chacun d'entre eux chaque semaine. En outre, elle fait GH¢ 70 de profit chaque semaine avec son restaurant.
Margaret a maintenant GH¢ 309,25 d'épargne avec ID-Ghana. Elle a également ouvert un compte d'épargne avec la Banque de développement agricole qu'elle entend utiliser pour acheter un lopin de terre afin de construire une maison plus tard.

Libellés : , ,

jeudi 23 octobre 2008

La Success Story d'octobre au Ghana

Mercy, 53 ans, est une femme divorcée qui a deux enfants : l'aîné a 30 et la plus jeune 23 ans. Elle vient d'Abetifi dans la Région Orientale du Ghana (Eastern Region). Elle est venue à Accra avec son mari peu de temps après leur mariage et elle vit à Nima depuis lors. Mercy a commencé à vendre du pain et, plus tard, a ajouté quelques articles à son stock, qu'elle écoule au marché de Nima, où elle travaille de 7:00 du matin à minuit. Elle a eu connaissance d'ID-Ghana lorsque l'une des agences de l'organisation a commencé à utiliser les locaux de son église pour rencontrer d'autres bénéficiaires. À l'époque elle avait besoin d'un prêt pour lui permettre d'acheter son stock en espèces au lieu de la faire à crédit. Avant de rencontrer ID-Ghana, elle vendait ses marchandises sur une petite table. La quantité maximale de sucre qu'elle pouvait alors acheter se montait à deux boîtes de conserve qu'elle revendait en toutes petites quantités. Acheter à crédit l'amenait également à faire face à bien d'autres difficultés : le prix d'achat des provisions était plus élevé que pour ceux qui payaient comptant ; un traitement préférentiel était accordé à ces derniers, en particulier dans le cas du pain où ils avaient la possibilité de choisir les miches les plus belles avant les acheteurs à crédit comme elle.
Très insatisfaite de sa condition, elle a alors immédiatement saisi l'occasion qu'il lui était offerte par ID-Ghana et a pris un prêt pour améliorer son entreprise. Elle a reçu son premier prêt de Gh¢25 en Octobre 2003 ; son 2ème prêt de Gh¢50 en avril 2004 ; un 3ème prêt de Gh¢100 en Octobre 2004. Puis entre 2005 et août 2008, elle a reçu ses quatrième, cinqu
ième, sixième, septième et huitième prêts, d'un montant respectif de Gh¢100, GH¢150, GH¢200, Gh¢200, et GH¢350 . Elle a ainsi pu se libérer du système d'achat à crédit, a pu améliorer la qualité de son stock et ne vend plus ses marchandises sur une petite table bancale : elle vend désormais de sa propre échoppe-conteneur, bien achalandée. Ses ventes hebdomadaires se chiffrent à Gh¢480 contre Gh¢30 auparavant. Selon elle, elle a grandement bénéficié des prêts proposés par ID-Ghana. Il y a même des moments où elle retire son argent de son compte d'épargne afin d'augmenter son capital plutôt que de prendre un autre prêt. Elle le fait lorsque le marché n'est pas en trop haut.
Les prêts l'ont aidée à non seulement développer son affaire, mais aussi à la diversifier. Elle vend désormais différents types de marchandises qu'elle ne proposait pas avant. Actuellement, elle a Gh¢170 d'épargne sur son compte... Elle a pu apporter de nombreuses améliorations à son quotidien : elle peut payer son loyer facilement, tout comme l'éducation de ses deux petits-enfants âgés de 7 et 5 ans. Elle a pour projet d'établir une petite affaire de production de batik. Elle a reçu une formation dans ce domaine mais n'a pas encore été en mesure de
mettre en oeuvre cette idée en raison notamment de l'importance du besoin en investissement. Au final, elle s'estime vraiment heureuse de l'évolution de sa vie. Un sentiment qu'elle résume par un mot à l'intention des équipes d'ID-Ghana : "Ayeekoo", qui signifie "chapeau" !

Libellés : , ,

jeudi 25 septembre 2008

La Success Story de septembre au Ghana

Abena n'est pas marié mais a une fille qui a 10 ans et qui est en classe quatre. Elle vient de Kuntanasi dans la région Ashanti, d’où elle est arrivée il y a quelques années à la recherche d’opportunités d’emploi. Elle s’est spécialisée dans la vente de produits cosmétiques dès son arrivée à Accra. Sa journée normale de travail commence à partir de 6:30 et se termine vers 20:30 au marché de Madina.
Elle habitait auparavant à proximité du marché de Madina, mais elle a déménagé à Asale Botwe, où elle a trouvé un appartement plus grand à un prix abordable.
Abena a rencontré ID-Ghana à l’occasion d’une campagne de promotion de Benjamin Egyir, l'un de nos agents de crédit de l’agence de Madina. Ce dernier était en train de promouvoir une autre commerçante à proximité sur les activités de l'organisation et Abena s’est jointe à la conversation. Elle avait à ce moment-là besoin d'un prêt pour lui permettre de faire grandir son affaire et elle s’est vu donc orientée vers les bureaux de l’agence par Ben. Au bureau, elle se souvient d’un accueil chaleureux. Et il faut peu de temps à cette femme avisée pour réaliser qu'il est en fait très facile d'avoir accès à un prêt avec ID-Ghana, tant et si bien qu'elle passe l'information à sa sœur aînée qui, à son tour, est devenue un partenaire de ID-Ghana peu de temps après…
Abena a obtenu son premier prêt de GH¢ 100 le 1er Mars 2007. Dès la fin de son premier prêt, elle a obtenu un second prêt de GH¢ 200 qu'elle a investi dans son stock. Avec son troisième prêt (GH¢ 500) et quatrième prêt (GH¢ 800) qu’elle a reçu respectivement le 25 Octobre 2007 et le 10 avril 2008, elle a été en mesure de développer son entreprise comme elle voulait ; elle a même dû acheter une table supplémentaire afin d'être en mesure de disposer tous les produits qu'elle a dans gamme maintenant. Dans le même temps, elle a épargné plus de GH¢ 220…
Avant de rencontrer ID-Ghana, ses ventes hebdomadaires variaient entre GH¢ 180 et GH¢ 600. Après les quatre prêts d'ID-Ghana, qui ont augmenté à un rythme exceptionnel en termes de montant, elle réalise aujourd’hui des ventes comprises entre GH¢ 480 et GH¢ 1.800. Son défi principal est pour elle la vente de produits qui sont nouveaux sur le marché et qui ne sont pas toujours bien accueillie par ses clients, spontanément douteux de la qualité des nouveaux produits. Il ne fait que peu de doutes que le module de formation d’ID-Ghana sur le marketing permettra à Abena de renforcer encore davantage sa capacité à développer son affaire !
Au niveau personnel, cette augmentation des ventes a fait croître son revenu de manière assez importante pour lui permettre de quitter son logement d’une pièce et d’aménager avec sa fille dans un logement plus grand. Elle s’est maintenant équipée d'une cuisinière à gaz, qui lui a permis de se débarrasser du réchaud à charbon, à la fois coûteux, fastidieux d’utilisation, peu hygiénique (et encore moins écologique !) Elle s’est même récemment acheté un poste de télévision. Au cours des derniers mois, elle a également ouvert un compte d'épargne avec Abokobe Rural Bank, ce qui lui met un pied dans le système bancaire formel.
Son rêve d’avenir est d'acquérir sa propre maison et elle épargne dans cette optique. Mais déjà, cette mère célibataire est très fière de dire à qui veut bien l’entendre qu'elle est maintenant en mesure de subvenir aux besoins de sa fille en matière d’éducation comme à la maison !

Libellés : , ,

jeudi 21 août 2008

La Success Story d'août au Ghana

Rose est une femme divorcée de 56 ans. Elle a deux enfants de son ex-mari qui tout deux sont adultes et travaillent. Elle vient de Kwehu (Eastern Region). Elle a vécu à Accra toute sa vie avec ses parents. Actuellement, elle vit à Awudome Estate à Kaneshie, proche du marché.
Rose vend des perles en verre et des bijoux au marché de Kaneshie. Sa journée de travaille commence en général à 9:00 et se termine avec la fermeture du marché à 18:00. Sa rencontre avec ID-Ghana, elle la doit à des amies qui étaient déjà des partenaires de l'organisation. Elle avait à l’époque besoin d'un prêt pour lui permettre d'agrandir son activité.
Elle a pris son premier prêt de GH¢ 100/- (€ 62/-) le 20 avril 2007, qu'elle a investi dans son stock.
Son deuxième prêt de GH¢ 200/- (€ 124/-) obtenu le 21 septembre 2007, lui a permis d'accroître encore son stock. Elle repaie actuellement son troisième prêt de GH¢ 250/- (€ 156/-) qu'ID-Ghana lui a accordé le 2 mai dernier.
Avant son premier prêt, son chiffre d'affaires tournait autour de GH¢ 300/- (€ 186/-). En l’espace de trois prêts, elle a réussi à générer une croissance qui lui permet d’enregistrer aujourd’hui un chiffre d’affaire hebdomadaire de GH¢ 800/- (€ 498)!
Ayant augmenté ses revenus, elle est maintenant en mesure de joindre ses efforts à ceux de sa sœur aînée pour prendre soin de leur mère
qui est âgée et ne travaille plus. Elle est également en mesure d’apporter sa contribution chaque fois que le conseil de famille fait appel à ses membres lorsqu’un problème se manifeste.
Mais pour Rose, les prêts ne sont pas tous: elle est d’avis que chaque partenaire doit suivre une formation afin d'améliorer son petit commerce. Ses sujets préférés? Relation clientèle, importance de l'épargne et calcul du profit. Ils ont tous contribués de manière décisive à son succès, dit-elle !
Son projet d’avenir est de construire une maison sur un terrain acheté par son père il y a quelques années. Un vieux rêve qu’elle peut raisonnablement espérer faire devenir réalité avant longtemps !



Vue aérienne du marché de Kaneshie, Accra, Ghana

Libellés : , ,

samedi 16 août 2008

La Success Story d’août au Bénin

Le responsable Mission Sociale d'ALIDé Edmond nous fait partager ce mois-ci une histoire édifiante d'une partenaire bénéficiaire d'un crédit 'coup de pouce'. Originaire d’Agbodjèdo, dame Lucienne a grandi chez un oncle paternel à Sèmè-Podji, ville située entre Porto-Novo, la capitale politique, et Cotonou, la capitale économique du Bénin. Après le décès de son oncle, elle est retournée dans son quartier natal d’Agbodjèdo. Elle est mariée à monsieur Benoît A., vendeur de jeans dans une boutique, et mère de quatre enfants dont deux scolarisées. Sa fille Honorine, 14ans, est admise au Certificat d’Etude Primaire session 2008 et Ella, 11ans, passe au Cours moyen première année. Malheureusement, sa fille Solange âgée de sept ans n’a pas terminé la classe de CP1 qu’elle a pourtant commencée l’année dernière. Lucienne a dû garder une tante malade à l’hôpital et n’a pas eu le temps de suivre sa fille cadette. Raphaël, le benjamin de la famille est encore à la maison.
Dame Lucienne et son mari ont brièvement séjourné dans une maison familiale d’Agbodjèdo avant de s’installer dans une maisonette en bambou qui comprend deux pièces et appartient à l’oncle du mari. Dame Lucienne était vendeuse de bijoux, de foulards et de produits cosmétiques. Mais durant son séjour à l’hôpital, les personnes à qui dame Lucienne a confié son étalage n’en ont pas bien pris soin. Elle a alors subit des pertes et n’avait plus de fonds de roulement. Ces déboires n’ont pourtant pas entaché son engagement et son ambition à améliorer sa situation économique stable. Pour se reprendre, elle s’est lancée dans la vente du gari (manioc) et petites marchandises (arachides, sucre). Lucienne est une dame très entreprenante et cela était bien connu
de son entourage. C’est ainsi qu’une voisine l’ayant vue avec son modeste étalage l’a orientée vers ALIDé. Elle fit alors la demande du Crédit Coup de Pouce et obtint un montant de 10000 FCFA (voir la photo de gauche avant le crédit, et droite, après le crédit). Grâce à ce fonds, elle a acheté des produits divers: friandises, sachets de détergents en poudre, boîte de lait concentré... Pour exercer cette activité, elle se servait d’une mini baraque qu’elle a pu améliorer avec l’obtention du prêt et équiper de tabourets, de plateaux, de petits seaux en plastiques, de cordes pour présenter ses marchandises et de cartons pour les ranger.
Rapidement, son revenu journalier a augmenté passant de 1 500 FCFA à 4 000, voir 5 000 FCFA par jour. Et en bonne commerçante, Lucienne ne thésaurise pas son revenu. Le lendemain matin, après avoir installé son étalage, elle le confie à une voisine et va se réapprovisionner au grand marché de Dantokpa. Ce faisant, et comme elle l’a appris lors de la formation dispensée par ALIDé sur la gestion du crédit, elle s’interdit des investissements ruineux et sans bénéfice comme l’achat de vêtements ou les dépenses funéraires et a pour objectif avant tout de voir grandir son activité et d’améliorer le niveau de vie de sa famille.
Déjà à 7 heures du matin, 8 heures au plus tard, Lucienne installe sa marchandise devant son domicile pour y rester jusqu’à 23 heures et parfois minuit car c’est à cette heure que les clients affluent.
Dame Lucienne a obtenu son deuxième crédit le mois passé et envisage d’acquérir une baraque neuve et plus grande. Avoir une activité économiquement stable et offrir une instruction solide à ses enfants est son plus grand rêve. Pour l’année prochaine, elle s’est engagée à inscrire ses deux enfants non encore scolarisés à l’école.

Libellés : , , , , ,

samedi 19 juillet 2008

La Success Story de juillet au Ghana

Adwoa Pokua est mère de deux filles qu’elle a élevées seule. L’aînée vend du maïs et est également une partenaire d’ID-Ghana. Sa seconde fille vient seulement de terminer le lycée et attend ses résultats de fin de cycle. Adwoa avait l’habitude d’acheter des snacks de Dormaah (région Ashanti, centre du pays) où elle habitait pour les vendre à Accra. Mais vendant à l’époque à crédit, elle s’est bien vite trouvée confrontée aux mauvais payeurs. C’est alors qu’elle a décidé d’arrêter ce type de commerce pour déménager à Accra, où elle a démarré un petit commerce de vente de pâte de cassave et de maïs. Installée dans un premier temps à Ablekuma puis à Tabora (deux banlieues de l’Ouest d’Accra), elle arrive sur le marché d’Agbogbloshie à 6:00 du matin et le quitte généralement à sa fermeture vers 19:00. Sa rencontre avec ID-Ghana, elle l’a doit à un ami à elle qui, en 2006, lui indique le nom de l’organisation alors qu’elle est en butte à des problèmes de croissance. En effet, vendant de petites quantités, elle voit toute une clientèle lui échapper par manque de stock. Elle obtient ainsi son premier prêt le 24 mai 2006 d’un montant de GH¢ 80/- (€ 50/-). Ses second, troisième, quatrième et cinquième prêts se montent respectivement à GH¢ 150/- (€ 93/-), GH¢ 250/- (€ 156/-), encore GH¢ 250/- et finalement GH¢ 400/- (€ 250/-). En parallèle, elle parvient à épargner quelque GH¢ 225/- (€ 140/-), desquels elle a retiré GH¢ 65/- (€ 40/-) pour résoudre des problèmes familiaux. S’il on en croit Adwoa, les prêts que lui a accordé ID-Ghana lui ont fait grand bénéfice : elle a pu développer son activité à une époque où son capital était essentiellement constitué par de la dette. Avant 2006, ses ventes hebdomadaires s’élevaient à environ GH¢ 66/- (€ 41/-) ; aujourd’hui, elles atteignent GH¢ 900/- (€ 560/-) ! Mais ce n’est pas tout : cela a permis à elle et sa fille aînée d’épargner afin dans un avenir plus ou moins proche d’assembler leurs ressources pour acheter un lopin dans leur région natale. De plus, ces services de prêts et d’épargne lui ont permis de financer l’éducation de sa plus jeune fille jusqu’à la fin du secondaire ! S’agissant des formations, les apports d’ID-Ghana se sont également révélés précieux, notamment dans le domaine de sa relation à la clientèle, l’hygiène personnelle – fort importante dans son domaine – et également la gestion de son budget familial. Des projets d’avenir ? Adwoa en a plein la tête : construire une maison sur son lopin quelle va acheter conjointement avec sa fille, et même avant cela, financer des études à sa seconde fille au moins jusqu’à l’université !...
Adwoa en compagnie de Mme Jacquemot, la femme de l'Ambassadeur de France au Ghana, pendant une visite de terrain à Agbogbloshie le 13 juin 2008. Au second plan : Alexander Sackey & Emmanuel, respectivement le Responsable d'agence et l'un des deux agents de crédit d'Agbogbloshie

Libellés : , ,

vendredi 18 juillet 2008

La Success Story de juillet au Bénin

Ce mois-ci la Success Story nous vient d'Edmond Agbossaga, le responsable Mission Sociale d'ALIDé au Bénin. Dame Donvide est originaire d’Agonlin Covè dans la région centre du Bénin, mais est née en 1974 à Cotonou, où ses parents étaient venus il y a quarante ans pour chercher un emploi et ne plus repartir. C’est aussi à Cotonou que DONVIDE Léontine a connu SOGNONOU Daniel, vendeur dans une petite boutique avec qui elle a actuellement six enfants. Les deux aînés sont âgés respectivement de 20 et 17 ans, et elle a aussi deux paires de jumeaux de 14 et 5 ans. Elle est très fière de son garçon aîné de 17 ans et des jumeaux de 14 ans qui ont tous trois obtenus le Certificat d’Etude Primaire et continuent leur scolarité dans un collège de la place. Pour elle, la formation dispensée par ALIDé sur la nécessité de scolariser les enfants est la meilleure à donner aux femmes analphabètes comme elle.Dame DONVIDE vit actuellement dans l’un des quartiers populaires de Cotonou. Son habitation comprend deux pièces et est très précaire et trop exiguë pour une famille de huit personnes. Si Dame Donvide s’en accommode pour elle, elle continue à lutter pour l’amélioration des conditions de vie et d’étude de ses enfants.Suite à une maladie, elle avait perdu son activité de vente de maïs, mais n’était pas restée inactive. Elle achetait à crédit puis remboursait chèrement à ses fournisseurs après avoir revendu maïs et condiments. Informée par d’autres partenaires de l’existence des microcrédit ALIDé, elle a sollicité et obtenu l’appui de l’institution de microfinance pour se libérer de sa dépendance vis-à-vis de ses fournisseurs.Elle a obtenu son premier prêt ‘Coup de Pouce’ le 18 décembre 2007 pour un montant de 10 000 FCFA. Ce crédit a beaucoup contribué à l’amélioration de son mini restaurant, elle a ajouté la vente de riz à celle de maïs et diversifié son activité, et aussi à l’amélioration des conditions de vie de sa famille. Son revenu a augmenté de 2 000 FCFA par semaine et elle a pu reconstruire sa petite baraque pour attirer plus de clients. Avec son dernier crédit de 20 000 FCFA, elle a renforcé son activité et nourrit l’ambition d’aller plus loin pour être capable de soutenir ses enfants dans leur cursus scolaire.
La Success Story de Dame Donvide

Libellés : ,

dimanche 15 juin 2008

La Success Story de juin au Ghana

Gladys Tei est une femme mariée, mère de trois enfants. Son aîné a 20 ans & étudie dans le supérieur, le second 15 ans & est au lycée, quant au troisième il est à la maternelle. Gladys vient d’Akosombo, une ville de la région Est (Eastern Region) connue pour son barrage hydro-électrique sur la rivière Volta. Ses parents sont venus de là-bas alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, pour s’installer à Accra où elle a toujours résidé depuis. Après son mariage, elle est venue s’installer à Chorkor avec son mari qui est conducteur de tro-tro*, voilà déjà plus de 20 ans.
Gladys a toujours été dans le secteur de la restauration pour ainsi dire. Dans un premier temps, elle vendait des haricots & du riz sur le bord de la route à Dansoman (où ID-Ghana possède une autre agence), puis assez vite, elle a ajouté le banku* à son menu.
Grâce à cette activité, elle réussit à l’époque à cofinancer avec son mari l’achat d’un lopin de terre sur lequel le couple construit une maison de deux pièces et une petite gargote où se restaurer. Elle met en vente dans ce lieu les mêmes plats que précédemment, auxquels elle peine à ajouter quelque chose de nouveau par manque de finance. C’est alors qu’un de ses clients lui parle d’ID-Ghana. Elle ne met pas longtemps à localiser l’agence de Chorkor ni à en obtenir un prêt de GH¢ 80/- en septembre 2005. Bien qu’un peu petit à son goût, ce premier financement n’en est pas moins véritable catalyseur pour le développement de sa gargote. La liste des plats sur le menu s’allonge & inclut bientôt des plats locaux comme le fufu*, le kokonté* & l’omotuo. Ses second, troisième, quatrième & cinquième prêts s’élèvent respectivement à 160, 200, 200 de nouveau & enfin GH¢ 350/- en janvier dernier (voir les points verts sur le graphique). En même temps, elle prend conscience de l’importance d’épargner avec ID-Ghana & se montre particulièrement attentive à épargner régulièrement (voir courbe jaune sur le graphique).

Comme le nouveau comptoir en verre & la télévision dans la salle en témoigne, les prêts successivement obtenus d’ID-Ghana ont véritablement aidé la petite entreprise de Gladys à changer de standing : d’un chiffre d’affaire hebdomadaire d’environ GH¢ 720/- autrefois, Gladys enregistre maintenant certaine semaine jusqu’à GH¢ 1.500/- voire GH¢ 1.800/- ! Suffisamment d’argent pour prétendre à une maison à quatre chambres. Et bien sûr, l’activité croissante l’a amenée à agrandir son équipe de 6 à 10 personnes aujourd’hui !
Mais là ne s’arrêtent pas les bénéfices de sa rencontre avec ID-Ghana confie-t-elle : les formations ont été un précieux plus lui permettant de calculer son profit & partant, le montant qu’elle peut épargner. Sa façon de gérer son argent & de le dépenser ont largement profité de ces conseils. S’agissant des formations sociales, Gladys a le sentiment qu’elles lui ont permis d’améliorer son rapport avec son entourage.
Mais les choses ne s’arrêtent pas là : Gladys Tei compte bien hisser son petit restaurant à un standing supérieur encore. Dès le prochain prêt, elle souhaite cimenter le sol de son espace-cuisine afin de le rendre plus propre (voir photo). Elle espère ainsi pouvoir terminer bientôt les chambres de sa maison agrandie !
(*)
Tro-tro : véhicule de transport en commun (le plus souvent un mini van) opérant sur des lignes urbaines au parcours prédéfini. C’est le moyen de transport populaire par excellence à Accra.
Banku : pâte de maïs & de cassave cuite à l’eau chaude afin de produire une pâte blanchâtre & dense.
Fufu : cassave, yam, banane plantain ou riz pillé jusqu’à obtenir une masse gluante dans un mortier en bois de grande dimension.
Kokonté : pâte préparée comme le banku mais similaire au fufu en terme de résultat.
Omotuo : plat similaire au banku mais à base de riz.

Libellés : , ,

lundi 26 mai 2008

La Success Story de mai au Bénin

Aujourd’hui je voulais vous partager l’histoire que nous a envoyée Edmond, le responsable du service social d’ALIDé au Bénin. Cela illustre bien l’importance des prêts ‘coup de pouce’ et l’impact positif qu’ils peuvent avoir pour ces partenaires qui sont dans les situations les plus précaires. Les prêts ‘coup de pouce’ sont des crédits de 5.000 à 20.000 FCFA (entre 7,50 euros et 30 euros) pour une durée de 6 mois à 0% d'intérêt & 0% de frais de dossier. Ils ont une valeur éducative et permettent aux bénéficiaires d’ensuite accéder à des prêts plus élevés avec un taux d’intérêt.

Harine Lokpon est une cliente de l’agence de Sainte Cécile à Cotonou. Elle est originaire de Ganvié un village lacustre du Sud Bénin. Dame LOKPON Harine est mère de cinq enfants, âgés respectivement de 11, 7, 5, 2 ans et 4 mois - tous au foyer. Son mari Otcha Samuel, un pêcheur polygame, vit auprès de sa première femme au Nigéria avec l’aîné de la dame qui aide son père à la pêche. Ce dernier vient rarement voir ses quatre enfants laissés à la charge de leur mère qui vit actuellement chez ses parents à Sainte Cécile (un quartier de la capitale) dans une presqu’île communément appelé « Toyoyomè ».
Dans cette presqu’île où les actuels occupants se sont installés il y a seulement environ quinze ans, les habitations sont construites en matériaux très précaires sur pilotis. La plus petite tornade pourrait mettre hors abris la plupart des ménages parmi lesquels celui des parents de Harine.
Cette dame très démunie et inactive a connu ALIDé par l’intermédiaire de son père, Lokpon David, un relais communautaire de l’institution. Son premier crédit de 10.000FCFA (15 euros) obtenu le 09 janvier 2008 lui a permis d’entreprendre comme la majorité des femmes de cette presqu’île la vente de poisson frais. Un mois plus tard, ses conditions de vie ont commencé à s’améliorer. Elle s’est libérée de la dépendance de ses parents. C’est avec fierté qu’elle raconte comment grâce à son
petit commerce elle a pu participer en grande partie aux coûts des soins lors de l’hospitalisation de son quatrième enfant pour raison de malnutrition sévère associée au paludisme. Cet événement l’a aussi fait réfléchir, elle a décidé de changer son activité afin d’accorder plus de temps aux soins de ses enfants. Avec le deuxième crédit de 20.000FCFA obtenu au début de ce mois, elle s’est reconvertie.
Désormais, dame Lokpon Harine vend de la bouillie de maïs accompagnée de sucre et de lait. Elle développe son activité les matins dans une pirogue sur le lac Nokoué de 7h30 à 12h00. Elle ne se plaint pas car elle a diversifié son étalage en y ajoutant du pain sucré. Son ambition est de devenir une femme économiquement très active afin de pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants.

Libellés : ,

vendredi 9 mai 2008

La Success Story de mai au Ghana


Felicia Okine est une habitante de Glefe originaire de Doyomo, dans la région du Grand Accra. C’est une femme mariée & une mère dont les quatre enfants vont à l’école (le plus âgé dans l’enseignement supérieur, le plus jeune au jardin d’enfants). Son mari est une figure de Glefe & possède un débit de boissons non alcoolisées dans le quartier. Elle a suivi son mari d’Agege dans ce quartier après son mariage & avec le temps, le couple est parvenu a bâtir sa propre maison à Glefe.
Aujourd'hui, Felicia produit des miches de pain & possède également une petite épicerie. Son activité boulangère a débuté il y a environ huit ans et elle fournit la plupart des vendeurs itinérants de pain du quartier aujourd’hui. Son épicerie est une entreprise plus récente qu’elle a jugé nécessaire de développer pour satisfaire les besoins financiers grandissant de la famille, en matière d’éducation notamment.

Sa rencontre avec ID-Ghana, c’est à un beau-parent qu’elle l’a doit, à une époque où Felicia cherchait à accroître son activité de production de pain. A l’époque la demande s’a
ccroissait rapidement et elle peinait à développer les quantités produites en proportion équivalente. L’achat de farine posait notamment problème. Presque simultanément, l’ouverture de sa nouvelle épicerie nécessitait la constitution d’un stock qu’elle était incapable de financer.
Son premier prêt, attribué en février 2007 & d’un montant de GH¢ 100/-, elle l’emploie donc dans l’achat d’un stock de farine lui permettant d’augmenter sa production qu’elle écoul
e facilement. Le second prêt de GH¢ 300/-, en juillet 2007, elle choisit de l’investir de nouveau dans son activité de boulangerie en achetant un four au gaz, complément précieux à son traditionnel four à charbon qu’elle utilise désormais en appoint. Le four à gaz a en outre permit de rendre l’opération de cuisson plus simple & plus rapide (7 heures au lieu de 11 avec un four à charbon traditionnel !) Enfin, en février 2008, Felicia s’est vue attribuer un troisième prêt de GH¢ 450/- qu’elle a investit dans ses deux entreprises.
Parallèlement à ces prêts, Felicia a également été en mesure d’augmenter le solde de son compte d’épargne à GH¢ 11/- à la fin de son premier prêt, puis GH¢ 84/- a la fin du second & enfin GH¢ 102/- aujourd’hui, alors qu’elle est en cours de remboursement de son troisième prêt. Certaines semaines, elle peut voir ses entreprises enregistrer un chiffre d’affaires allant jusqu’à GH¢ 1.2
00/- !
Aujourd’hui, Felicia est heureuse d’avoir croisé le chemin d’ID-Ghana. Elle est dev
rait bientôt avoir une nouvelle maison à Glefe disposant de trois chambres. Ses revenus générés de son activité lui permettent de nourrir & éduquer sa famille. Ces réussites, elle les attribue également aux formations dont elle trouve avoir considérablement bénéficié, notamment celle relative à la séparation du budget de son activité de son budget familial. Enfin, la possibilité qu’il lui a été offerte d’épargner au fil de son prêt, à son rythme, comme elle le souhaitait & le pouvait, lui ont ouvert des perspectives : Felicia se sait maintenant capable d’épargner assez pour acheter prochainement un pétrin électrique qui va encore lui faire gagner en productivité & en qualité dans son activité de production de pain… Bien peu de choses semblent pouvoir arrêter Felicia Okine dans sa fougue entrepreneuriale !

Vous pouvez également lire la success story de William Effah en format pdf en cliquant ici.

Libellés : , ,

mardi 15 avril 2008

La Success Story d'avril au Ghana


Stella Nyarko a 52 ans & est originaire d’Abruadunkwa dans le centre du Ghana. Cette habitante de Sukura, mère de 4 enfants (de 10 à 24 ans) tient aujourd’hui une échoppe avec sa fille aînée. Son mari est chauffeur & la famille habite dans une petite maison en dur où ils ont emménagé voilà quelques années lorsque leur foyer de Lartebiokoshie, non loin de là, est devenu trop grand pour la famille qui s’agrandissait. Près de 25 ans auparavant, le couple a choisi l’expatriation vers le centre urbain d’Accra pour, comme beaucoup d’autre avant eux, tenter leur chance vers une zone où les opportunités sont plus nombreuses.
Initialement, Stella faisait de la vente porte-à-porte de vêtements d’occasion. Mais après 4 ans de ce travail exténuant, il s’est avéré impossible pour elle de continuer, surtout une fois sa première grossesse passée. Elle s’est alors lancée dans la vente de produits d’épicerie sur une table devant sa maison. Autant dire que son stock était virtuellement nul se souvient-elle… Mais petit à petit, avec le support constant de son mari, elle parvient à acheter une toute petite échoppe. C’est alors qu’elle entend parler d’ID-Ghana, en qui elle voit une opportunité de financer un stock qu’elle n’a jamais réussi à constituer.
Stella prend alors son premier prêt de GH¢ 200/- (€ 140/-) en 2005. 7 prêts plus loin & après avoir fait grossir son épargne graduellement de GH¢ 20/-à GH¢ 24/- puis 50, 100, 200, 250… & maintenant GH¢ 850/- (€ 590/-), Stella est fière de s’être montrée si entreprenante & surtout persévérante.

Mais son ambition va plus loin : des GH¢ 850/- d’épargne qu’elle avait, elle en a retiré 50
0/- (soit € 350/-) pour acheter à Kasoa, une bourgade à la sortie d’Accra, une autre petite échoppe pour sa fille aînée. Elle espère voir ce nouveau commerce prospérer comme le sien qui emploie une vendeuse & même bientôt deux.
Presque plus que les produits de prêts & d’épargne, Stella loue ID-Ghana pour les nombreuses formations dispensées en marge des activités économiques. Celles parlant de l’entreprenariat lui ont donné un vrai coup de pouce dans le développement de son commerce assure-t-elle. Quant à celles parlant de sujets plus sociaux elles lui ont permis de mieux tenir son foyer & de pouvoir se targuer d’avoir une famille aussi unie.


Libellés : , ,

jeudi 31 janvier 2008

La Success Story de janvier au Ghana

Ce mois-ci, Francisca, la travailleuse sociale du programme, nous a ramené un histoire de vie vraiment motivante pour nous, celle de Selina. Je la retranscris ici mais vous pourrez aussi la retrouver sur le site d'Entrepreneurs du Monde où elle est à l'honneur en première page (voir l'ongle 'Le succès du mois', en haut à droite de la page d'accueil ou cliquez ici). Bonne lecture & à très bientôt !

"Je m’appelle Selina Togodui. J’ai 39 ans. Avec mon mari et nos 4 enfants, nous vivons dans le quartier de Nima, à Accra.

Depuis quelques années, je tiens une gargote. Au début, je cuisinais et vendais seulement du fufu (
bouillie épaisse à base de manioc et de banane plantain) et du banku (purée de maïs et manioc) sous un abri de planches, sans murs. A la saison des pluies, c’était très difficile de cuisiner dans cet espace complètement ouvert.J’avais un mal fou à allumer et maintenir mon feu. Et pourtant, j’avais réussi à fidéliser une clientèle qui aimait beaucoup ma cuisine et m’encourageait à élargir la gamme de mes plats. En 2005, j’ai eu vraiment envie d’étendre mon activité... Je me sentais capable, mais il me manquait le capital !!!

Heureusement, à ce moment-là, une voisine m’a parlé d’ID-Ghana et m’a encouragée à lui soumettre un dossier. J’y suis allée, j’ai défendu mon projet d’extension et l’équipe m’a fait confiance ! J’ai obtenu un 1er prêt de 1 million de cedis (70 €) en septembre 2005 et puis 6 autres prêts successifs, au fur et à mesure du développement de mon activité.

Je cuisine et vends plein de choses maintenant ! Et à l’abri ! En effet, j’ai construit une salle et une cuisine en parpaings et acheté des chaises, des tables. En outre, je me suis équipée pour cuisiner au gaz plutôt qu’au bois : plus économique, plus écologique et plus pratique ! Ma gargote a l’air d’un petit restaurant mai
ntenant et j’emploie 6 personnes !

Surtout, grâce à ce développement dont je suis fière, j’ai épargné 13,926,000 cedis (977 €) par le biais d’ID-Ghana et j’envoie désormais nos trois aînés dans de bonnes écoles.

Tous les jours, je recommande ID-Ghana aux micro-entrepreneurs de mon quartier. En effet, grâce à ID, j’ai eu un capital pour investir, constitué une épargne et profité de formations très intéressantes : gestion de mon activité, attention commerciale aux clients, et aussi habitudes d’hygiène et de santé, etc.

Un seul regret par rapport à ID : à chaque demande, l’agent de crédit m’a octroyé un montant plus faible que celui que je demandais... Mais bon, ça m’a obligée à développer mon activité à un r
ythme plus sûr, sans doute..."

Vous pouvez également télécharger le fichier de cette success story en pdf en cliquant ici.

Libellés : , ,