Carnet d'Afrique de l'Ouest

Les programmes d'Entrepreneurs du Monde en Afrique de l'Ouest

lundi 14 septembre 2009

Visite de la nouvelle Coordinatrice FSD

Aujourd’hui l’agence de Chorkor a reçu la visite de la nouvelle coordinatrice FSD, Melle Elise Ponson. Comme certains d’entre vous s’en rappellent peut-être, le FSD (Fond Social de Développement) est un fond géré par l’Ambassade de France qui a pour but d’apporter un soutien direct à des ONG locales.
Dans notre cas, nous sommes les récipiendaires d’un support du FSD pour la seconde fois, pour le développement d’un produit de prêt à 0% qui vise les micro entrepreneurs les plus pauvres que nous appelons « prêts coup de pouce » ou Kick Start loans en anglais.
Elise est donc venue sur le terrain pour découvrir notre méthodologie et a rencontré le groupe Mokosane, composé de 13 partenaires coup de pouce. Deux d’entre eux on reçu leur prêt en juin tandis que les autres l’ont reçu en juillet. Le prêt moyen de GH¢ 44 a été utilise pour leur business, comme par exemple Rosemary Mensah (voir la photo ci-dessous) qui a investit son capital dans un stock de savon nigérian qu’elle vend au détail dans sa communauté. Par ailleurs, la plupart du groupe épargne maintenant GH¢ 1 à GH¢ 2 par semaine, alors qu’avant de rejoindre ID-Ghana pratiquement aucune d’entre elles n’épargnait.
Ce type de changement de comportement est rendu possible grâce aux nombreuses formations données par l’équipe de la mission sociale (dans ce cas le responsable du projet Kick Start Godknows Kporha). Il dispense ces formations sur une base hebdomadaire aux partenaires Kick Start. En un sens, on peut dire que le projet Kick Start tient davantage du programme d’éducation financière que d’un programme financier. Car notre ambition est de voir les bénéficiaires de ce produit spécial se débrouiller assez bien pour pouvoir gérer un prêt et ainsi accéder le plus tôt possible à nos produits « standard »…

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vendredi 26 juin 2009

Les prêts coup de pouce ont débuté chez ID-Ghana!

Le projet de prêts coup de pouce, financé par l'Ambassade de France à Accra, a pris une tournure très concrète aujourd'hui avec le décaissement des premiers prêts à l'agence de Chorkor.
Après avoir reçu leur troisième formation, les 9 femmes sélectionnées ont reçu entre GH¢ 40 et GH¢ 50 chacune. Ces micro entrepreneurs ne paieront ni frais de dossier, ni intérêts pour ces très petits prêts (pour des montants si petits, on parle d'ailleurs de nano-prêts). Il s'agit de vendeuses de fruits et légumes pour la plupart et l'objectif est de les hisser en un minimum de cycles de prêts (deux voire trois) à un niveau d'activité qui leur permette de prendre un prêt standard au sein d'un de nos groupes Onipa Nua.
Ce projet est piloté non par l'équipe financière mais par la mission sociale, tant l'accent est mis sur les formations et le suivi des micro entrepreneurs (ou plutôt nano entrepreneurs...)
A la différence de notre autre produit de prêt Onipa Nua, ce produit est piloté de manière individuelle et ne s'adresse qu'aux femmes. En revanche, les partenaires coup de pouce sont incitées à s'adjoindre à un groupe pour faciliter leur insertion plus tard et elles sont pareillement incitées à épargner, même un montant minimal, chaque semaine.

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jeudi 5 mars 2009

Signature du contrat de financement FSD

Le contrat entre l'Ambassade de France à Accra et ID-Ghana a été signé aujourd'hui par l'Ambassadeur de France à Accra, SEM Francis Hurtut (à droite) et le Directeur Exécutif d'ID-Ghana (Romain Tevels, centre), en présence du Directeur Adjoint d'ID-Ghana (Bruno Achana, à gauche).
Comme mentionné dans un précédent article (voir ce blog au 9 janvier), ce financement de € 24.000 sur un an permettra à ID-Ghana de développer un nouveau produit de prêt destiné aux micro-entrepreneurs les plus défavorisés d'Accra. Ce produit, appelé "Kick Start loan" (ou "prêt coup de pouce" en français), n'a ni intérêt ni frais de dossier.
L'idée est d'identifier les micro-entrepreneures dans une situation de précarité telle qu'elle ne leur permet pas de gérer un prêt "standard". Un suivi social renforcé pendant la durée du prêt est censé leur permettre d'apprendre à utiliser et rembourser le prêt. Dans un laps de temps d'un à deux cycles de prêts (environ 3 à 6 mois), la micro entrepreneure sera en mesure de passer à un prêt "normal", au sein d'un de nos groupes "Onipa Nua".

Lire aussi l'article sur le site de l'Ambassade de France à Accra.

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mardi 25 novembre 2008

Visite de l'Ambassade de France à Sodome et Gomorrhe (Agbogbloshie)



L'agence d'Agbogbloshie a reçu une nouvelle visite de l'Ambassade de France ce matin.
S.E.M. Francis Hurtut, nouvel Ambassadeur de France au Ghana (arrivé en septembre dernier) et M. Arnaud Dornon, Conseiller de Coopération et d'Action Culturelle (arrivé dans la foulée) sont venus visiter nos bénéficiaires en compagnie de Mme Marie-Hélène Hoba, Attachée de Presse de l'Ambassade et de M. Julien Morel, Coordinateur du Fond Social de Développement (qui était déjà venu en mars dernier nous rendre visite ).
La tournée nous a emmené vers le bidonville de Sodome et Gomorrhe où de nombreux bénéficiaires d'ID-Ghana résident et travaillent. Benjamin Sackey, le Responsable de l'agence d'Agbogbloshie, nous a ainsi guidé dans les dédales du bidonville, un des plus gros d'Accra en nombre d'habitants (plus de 30.000 familles y résident !) mais aussi vraisemblablement le plus précaire. Il est en effet menacé de déplacement et de destruction depuis de nombreuses années et n'a donc jamais été l'objet d'aménagement par la municipalité d'Accra.
Cette visite a donc été l'occasion de montrer à l'Ambassade la variété des métiers exercés par les micro entrepreneurs rencontrés : pharmacie homéopathique, épicerie, tailleur, etc.
La visite s'est poursuivie vers le marché d'igname où près de 2.000 vendeurs écoulent les marchandises déversées des camions venus des régions sahéliennes du Ghana (Nord).
Trois ans après le développement d'une méthodologie de prêt et d'épargne pour les marchés soutenue par l'Ambassade de France, nous avons aujourd'hui de nouveau demandé le soutien du service de coopération pour développer un produit de prêts "coup de pouce". Ce produit, développé initialement par ALIDé au Bénin, nous permettrait de toucher les familles les plus pauvres en leur proposant sans garantie ou presque un prêt d'environ GH¢30 à GH¢40 (€21 à €28 environ) sans intérêts ni frais de dossier, de sorte de les propulser en l'espace d'un à deux cycles de prêts maximum vers un produit plus classique avec intérêts. Ce projet pilote, que nous espérons débuter au premier trimestre 2009, nous permettrait d'aller proposer à des segments encore plus pauvres de la population d'Accra une opportunité de développer une activité économique et de les accompagner dans la durée en leur proposant un accès dans un premier temps aux prêts "coup de pouce" puis dans un second temps, en sus des formations, à nos produits existants 'Onipa Nua' (prêts de groupe en zone résidentielle) et 'Front Desk' (prêts avec repaiement au guichet, en zone de marchés).
Sodome et Gomorrhe est une zone située au coeur d'Accra et offciellement
inoccupée, comme le montre la carte ci-dessus où la zone est marquée en rouge.


Voir aussi l'article en rapport avec cette visite sur le site de l'Ambassade de France à Accra en cliquant ici.

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samedi 16 août 2008

La Success Story d’août au Bénin

Le responsable Mission Sociale d'ALIDé Edmond nous fait partager ce mois-ci une histoire édifiante d'une partenaire bénéficiaire d'un crédit 'coup de pouce'. Originaire d’Agbodjèdo, dame Lucienne a grandi chez un oncle paternel à Sèmè-Podji, ville située entre Porto-Novo, la capitale politique, et Cotonou, la capitale économique du Bénin. Après le décès de son oncle, elle est retournée dans son quartier natal d’Agbodjèdo. Elle est mariée à monsieur Benoît A., vendeur de jeans dans une boutique, et mère de quatre enfants dont deux scolarisées. Sa fille Honorine, 14ans, est admise au Certificat d’Etude Primaire session 2008 et Ella, 11ans, passe au Cours moyen première année. Malheureusement, sa fille Solange âgée de sept ans n’a pas terminé la classe de CP1 qu’elle a pourtant commencée l’année dernière. Lucienne a dû garder une tante malade à l’hôpital et n’a pas eu le temps de suivre sa fille cadette. Raphaël, le benjamin de la famille est encore à la maison.
Dame Lucienne et son mari ont brièvement séjourné dans une maison familiale d’Agbodjèdo avant de s’installer dans une maisonette en bambou qui comprend deux pièces et appartient à l’oncle du mari. Dame Lucienne était vendeuse de bijoux, de foulards et de produits cosmétiques. Mais durant son séjour à l’hôpital, les personnes à qui dame Lucienne a confié son étalage n’en ont pas bien pris soin. Elle a alors subit des pertes et n’avait plus de fonds de roulement. Ces déboires n’ont pourtant pas entaché son engagement et son ambition à améliorer sa situation économique stable. Pour se reprendre, elle s’est lancée dans la vente du gari (manioc) et petites marchandises (arachides, sucre). Lucienne est une dame très entreprenante et cela était bien connu
de son entourage. C’est ainsi qu’une voisine l’ayant vue avec son modeste étalage l’a orientée vers ALIDé. Elle fit alors la demande du Crédit Coup de Pouce et obtint un montant de 10000 FCFA (voir la photo de gauche avant le crédit, et droite, après le crédit). Grâce à ce fonds, elle a acheté des produits divers: friandises, sachets de détergents en poudre, boîte de lait concentré... Pour exercer cette activité, elle se servait d’une mini baraque qu’elle a pu améliorer avec l’obtention du prêt et équiper de tabourets, de plateaux, de petits seaux en plastiques, de cordes pour présenter ses marchandises et de cartons pour les ranger.
Rapidement, son revenu journalier a augmenté passant de 1 500 FCFA à 4 000, voir 5 000 FCFA par jour. Et en bonne commerçante, Lucienne ne thésaurise pas son revenu. Le lendemain matin, après avoir installé son étalage, elle le confie à une voisine et va se réapprovisionner au grand marché de Dantokpa. Ce faisant, et comme elle l’a appris lors de la formation dispensée par ALIDé sur la gestion du crédit, elle s’interdit des investissements ruineux et sans bénéfice comme l’achat de vêtements ou les dépenses funéraires et a pour objectif avant tout de voir grandir son activité et d’améliorer le niveau de vie de sa famille.
Déjà à 7 heures du matin, 8 heures au plus tard, Lucienne installe sa marchandise devant son domicile pour y rester jusqu’à 23 heures et parfois minuit car c’est à cette heure que les clients affluent.
Dame Lucienne a obtenu son deuxième crédit le mois passé et envisage d’acquérir une baraque neuve et plus grande. Avoir une activité économiquement stable et offrir une instruction solide à ses enfants est son plus grand rêve. Pour l’année prochaine, elle s’est engagée à inscrire ses deux enfants non encore scolarisés à l’école.

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