Salim, bénéficiaire MIAWODO au Togo

Salim, bénéficiaire MIAWODO au Togo

Salim est producteur de farine au Togo. Lui et ses collaborateurs proposent une farine rare et ont créé leur propre marque ! Salim est accompagné par MIAWODO, programme d’appui à la création de très petites entreprises au Togo. Il témoigne.

« Avec 8 amis développant des projets liés à l’agriculture, nous nous sommes rendu compte que beaucoup de gens cultivaient le souchet mais que personne ne le transformait. Le souchet est une plante herbacée, dont les tubercules ont un goût légèrement sucré à saveur de noisette. Nous avons décidé de saisir cette opportunité ! Nous en avons donc acheté et nous l’avons transformé. Nous avons fait beaucoup de tests auprès de nos proches pour collecter les avis. Petit à petit, les gens l’ont aimé et acheté. Au début, nous n’avions pas une grande ambition de profit : nous avions tous nos activités (études, stages) et ne faisions qu’une seule production par mois. Puis en juin 2019, je me suis investi à 100% sur le projet.

Le décollage de l’activité

On m’a présenté le programme Miawodo et je me suis inscrit tout de suite. J’ai participé à des formations sur la gestion d’entreprise, le marketing, l’approvisionnement et la gestion des stocks. L’équipe m’a aidé à redimensionner mon projet et à planifier mes activités de production et vente de farine. J’ai aussi bénéficié d’un prêt de 1 500 000 de FCFA (2 300 €) pour acheter des céréales en quantité et en qualité intéressantes. Je vends désormais plusieurs types de farine, dont cette fameuse farine de souchet, rare et au goût légèrement sucré, reconnue pour ses vertus pour la santé. Cet investissement nous permet, à mes associés et moi, de nous différencier, d’attirer les distributeurs. D’autant qu’entre temps, nous avons créé notre marque, FIO FARINE, et nos sachets !

Avant, je courais les marchés en zem (moto-taxi) pour prospecter et vendre mais aujourd’hui 15 supermarchés achètent nos produits régulièrement !

De nouvelles ambitions

Aujourd’hui, je rencontre encore des difficultés liées à la production. Par exemple, je suis très exposé à la chaleur du four traditionnel. Nous allons bientôt investir dans un nouveau four mécanique, puis dans un moulin ! J’aimerais aussi faire certifier mon produit pour le vendre mieux. »

 

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