La formation, chemin vers l’émancipation

La formation, chemin vers l’émancipation

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars, Entrepreneurs du Monde rend hommage à toutes ses femmes courageuses qui entreprennent pour se sortir, ainsi que leur famille, de la précarité.

Dans les 11 pays où nous agissons 85 %, des micro-entrepreneurs que nous soutenons sont des femmes. La plupart d’entre elles sont allées à l’école bien moins longtemps que les hommes. Elles sont avides d’apprendre, pour mieux gérer leur activité et leur famille, pour prendre confiance en elles et s’exprimer… Autrement dit, pour gagner en autonomie !

La formation, chemin vers l’émancipation pour les femmes bénéficiaires des programmes Entrepreneurs du Monde

Madame Ayikon
Pour cette couturière de Lomé, au Togo, les formations sont vitales
« Les formations, c’est pour moi une bouffée d’oxygène qui me permet d’oublier les soucis du quotidien, de me retrouver avec les autres femmes du groupe et d’apprendre ensemble. Tout le monde aime beaucoup les formations. Je veux être formée pour progresser. Grâce à la formation, je développe mon activité. Par exemple, les formations sur la fidélisation du client et le calcul du prix de vente m’ont beaucoup aidée. J’ai aussi beaucoup apprécié la formation sur l’état civil, les papiers d’identité. J’ai compris comment faire les démarches et pourquoi les faire. Ça m’a beaucoup servie. »

Des formations pour accompagner chaque femme au quotidien

Avant l’obtention d’un prêt, tout entrepreneure participe à six séances de formation préliminaires. Certaines formations visent ensuite à renforcer les activités génératrices de revenu des entrepreneurs : calcul de tous les coûts pour mieux fixer prix de revient et prix de vente, gestion séparée des budgets commerciaux et familiaux, gestion des stocks, tenue de comptes, etc.

Des formations techniques sont également proposées, d’autres concernent la santé de la famille (gestes à adopter pour faire baisser la fièvre ou éviter le paludisme, le choléra, précautions pendant la grossesse, santé des réchauds rudimentaires et des lampes à kérosène, etc.). D’autres modules enfin visent à protéger les plus faibles et à gagner en confiance en soi : éducation des enfants, scolarisation prioritaire des filles, droits de la femme, prévention des violences domestiques, lutte contre les mariages précoces, etc.

Madame Dédé Amimado
épicière au Togo
« Les formations, pour nous, c’est comme faire des études. Ça nous met dans le bain de l’activité, des affaires. Aujourd’hui, nous avons aussi appris comment gérer des situations personnelles difficiles comme le décès d’un proche. On nous a aussi conseillé de faire les choses à notre portée, de ne pas trop dépenser pour des cérémonies qui sont coûteuses dans notre pays, pour ne pas être en difficulté après. »

Un groupe de femme à l'atelier de Lomé

Des formations simples, ludiques et participatives…

Dédiées à un public majoritairement analphabète, les séances s’appuient sur des outils visuels (boîtes à images, jeux de cartes, etc.), des activités ludiques, participatives et des techniques d’animation (brainstorming, débats, jeux de rôle, travaux en groupe, mises en situation, etc.) qui facilitent l’apprentissage de messages simples.

… adaptées au contexte local…

L’équipe Formation d’Entrepreneurs du Monde aide chaque équipe locale à concevoir des kits de formation qui répondent aux besoins contextuels de ses bénéficiaires. Les supports sont réalisés par des illustrateurs et des infographistes locaux.

… dispensées par des animateurs formés…

Les animateurs sont formés à chaque nouveau module pour qu’ils se l’approprient totalement et soient capables de la dispenser dans leur dialecte. Ils sont très impliqués : pour eux, ce n’est pas qu’un travail : c’est un vrai engagement auprès des femmes les plus démunies de leur pays.

…avec des micros-entrepreneures ultra impliquées !

Au début un peu timides, les participantes se font peu à peu confiance. La relative homogénéité de leurs groupes (85% de femmes, issues du même quartier, confrontées aux mêmes difficultés), facilite la prise de parole, le questionnement, le partage d’expérience.


Sensibilisation à l’accès à l’énergie

Au Burkina Faso, en Haïti, aux Philippines, et dans tous les autres pays où nous agissons, la précarité énergétique a des conséquences dramatiques sur la santé, le budget et l’environnement des plus pauvres. Or ceux-ci pensent qu’ils ne peuvent rien y changer. Quand on leur prouve le contraire, leur horizon s’éclaire !

Madame Kou Sokeang au Cambodge

« Je n’aurais jamais cru que je pouvais autant me faciliter la vie et faire de telles économies avec une lampe solaire. »

Chistiane au Burkina Faso

« Quand l’équipe Nafa Naana nous a réunis dans le quartier et nous a présenté ses solutions, j’ai découvert que je pouvais acheter un réchaud avec un microcrédit. C’est presque une source de libération pour les femmes comme moi qui posions notre chaudron sur 3 pierres et cuisinions accroupies pendant des heures en respirant des fumées toxiques ! »


Formation en agriculture

Au Vietnam, Entrepreneurs du Monde développe des formations pratiques pour les petites agricultrices de la minorité thaï, au Nord du pays. L’une d’elles, Thi Luu, raconte…

« Mes parents, riziculteurs, ont travaillé dur pour payer les frais de scolarité de leurs huit enfants. J’ai compris que l’éducation était la clé pour échapper à la pauvreté. Ça m’a servi pour développer ma ferme. Les débuts n’ont pas été faciles. Un jour, j’ai entendu parler d’Anh Chi Em* et tout a changé pour nous ! L’équipe m’apporte un soutien financier mais aussi moral. Et elle m’a fait participer à des formations pour prévenir les maladies, améliorer ma production et ma gestion. »

* Anh Chi Em : Frères et Soeurs, l’institution de microfinance initiée par Entrepreneurs du Monde au Vietnam

 

Des bénéficiaires en formation au Vietnam

 

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