La précarité énergétique dans le monde

La précarité énergétique dans le monde

 Chiffres précarité énergétique

 

Au Burkina Faso, en Haïti, aux Philippines et ailleurs, le réseau et la production électriques sont insuffisants pour servir toute la population. La distribution de gaz aussi est embryonnaire. Les quartiers pauvres ne sont bien sûr pas prioritaires.

Pour s’éclairer, certaines familles se raccordent donc au compteur électrique d’un voisin plus chanceux qui leur revend sa manne à prix d’or. La plupart se rabattent sur les bougies, les lampes torches et les lampes à kérosène…

Pour cuisiner, elles posent leurs marmites sur un « foyer 3 pierres » ou sur des réchauds à bois ou à charbon rudimentaires.

Offrir des alternatives aux équipements efficaces, dangereux et coûteux à l’usage

Non efficaces : les bougies, les torches et lampes à kérosène ne sont qu’une lueur dans l’obscurité. Les réchauds traditionnels, largement ouverts, laissent s’échapper une grande partie de la chaleur. Par conséquent, le temps de cuisson est très long et la consommation de bois, considérable.

Dangereux pour la santé : tous dégagent du monoxyde de carbone et des particules nocives qui provoquent des maladies respiratoires graves. Elles causent autant de décès que le sida et le paludisme réunis. Ces équipements sont aussi responsables de brûlures et d’incendies qui peuvent détruire des quartiers entiers de maisons en contre-plaqué.

Dangereux pour l’environnement : ils émettent des gaz à effet de serre et contribuent ainsi au réchauffement de la planète. Et la consommation excessive de bois aggrave la déforestation.

Coûteux à l’usage : peu chers à l’achat, ce sont en réalité des gouffres financiers en raison du prix du combustible. Plus les familles sont pauvres, plus la part de ces dépenses dans leur budget grandit.

 

Déforestation

Les femmes : premières victimes de la précarité énergétique…

Femme portant du boisCe sont les femmes qui gèrent le budget familial et qui, faute de matériel moderne, assument le coût d’équipements non adaptés, énergivores et onéreux.

Ce sont elles aussi qui préparent les repas et donc inhalent au quotidien toutes les fumées (souvent avec un bébé dans le dos !) pendant des heures. Très souvent, elles subissent des troubles respiratoires et circulatoires qui peuvent entraîner la mort.

Ce sont les femmes encore qui assument le ramassage du bois. Or, les réchauds rudimentaires en consomment beaucoup et la corvée en est d’autant plus lourde. En zone rurale, elles peuvent y passer plusieurs heures par jour.

Ce sont les femmes aussi qui cultivent le lopin de terre familial et voient leur productivité agricole se dégrader, en raison du déboisement et de la dégradation des sols.

Ce sont elles encore qui se crèvent les yeux à la nuit tombée pour cuisiner ou tenir leur commerce à la lueur d’une bougie, d’une lampe à kérosène… et qui se désolent de voir leurs enfants faire leurs devoirs sous un réverbère.

Enfin, ce sont elles les premières victimes de l’insécurité dans les quartiers mal éclairés ou sur les terres isolées où elles vont chercher le bois !


Il existe pourtant aujourd’hui des lampes solaires, des réchauds à charbon ou à gaz qui consomment peu ou pas de bois et dégagent peu ou pas de fumées. Entrepreneurs du Monde propose des produits à fort impact sanitaire, économique et écologique qui améliorent le bien être des populations vulnérables et les aident à développer des activités génératrices de revenus.

 

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