Nankpema, bénéficiaire YIKRI au Burkina Faso

Nankpema, bénéficiaire YIKRI au Burkina Faso

A DIEBOUGOU, avec notre programme YIKRI

« Grâce aux revenus de mon « cabaret », j’ai pu améliorer nos repas. Ça fait du bien ! »

Je suis née dans une famille nombreuse de Diébougou et j’ai commencé à travailler à 15 ans. Rapidement, je me suis mariée. Nous avons eu trois enfants et avons élevé des nièces. Maintenant, j’ai 53 ans et je suis veuve.

En avant pour le dolo !

Je n’ai pas toujours produit et vendu du dolo, notre bière traditionnelle : je suis devenue dolotière il y a 15 ans, à la suite de ma mère. Chez nous, seules les femmes sont dolotières.
D’un côté, il y a la fabrication. Pour cela, j’achète le mil brut et je le transforme. C’est tout un processus pour fabriquer la bière, vous savez, car en plus le dolo se boit le jour-même. Après, il devient trop fort et croyez-moi, c’est beaucoup moins bon à boire !
De l’autre, il y a la vente. J’ai transformé une partie de ma maison en cabaret. Chez moi, c’est ouvert tous les jours de 9h à 20h. Évidemment, je ne manque pas les jours de marché à Loto : j’y installe un cabaret mobile. Mes nièces m’aident et j’aimerais leur transmettre mon commerce un jour.

Un prêt, des formations pour aller plus loin

Chez YIKRI, j’ai obtenu un prêt de 50 000 FCFA (80 €). Cela m’a aussitôt permis d’acheter une grande quantité de mil et du bois de chauffe, rare et onéreux. J’ai suivi 3 formations très utiles. La première sur la gestion séparée du budget de mon commerce et de celui de ma maison, la 2ème sur l’épargne. La dernière m’a donné des idées pour augmenter mon activité : pourquoi pas en vendant des soupes ou des condiments ? Je réfléchis !
Aujourd’hui, je ne peux pas encore épargner mais j’ai déjà amélioré les repas. Quand nous nous retrouvons avec mes fils et mes nièces, je me rends compte que cela fait du bien de manger mieux !

Histoire de famille

Vous savez, j’ai toujours travaillé avec dévouement car j’ai à cœur de voir ma famille s’en sortir. Aujourd’hui, mes 3 enfants ont du travail : mes fils sont cultivateurs et ma fille est ménagère. Ce qui me ferait plaisir maintenant, ce serait de pouvoir inscrire mes petits-enfants à l’école… Peut-être qu’un jour, ils seront intéressés par mon cabaret et la fabrication du dolo !

 

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