Noukou, bénéficiaire Assilassimé au Togo

Noukou, bénéficiaire Assilassimé au Togo

Noukou, bénéficiaire d’Assilassimé, programme de microfinance sociale d’Entrepreneurs du Monde au Togo témoigne.

De la restauration de rue au tissage

Noukou, bénéficiaire au Togo« J’ai grandi à Bassar avec mes frères et soeurs. J’ai fréquenté l’école jusqu’en troisième mais je suis tombée enceinte et j’ai dû arrêter l’école.

Lorsque j’ai eu 20 ans, j’ai décidé de divorcer. Je me suis alors lancée dans la restauration de rue pour gagner ma vie. Mais j’avais du mal à couvrir mes besoins et ceux de mon enfant. Après quelques années, j’ai décidé de changer de métier et de m’installer à Lomé. J’ai pris des cours de tricot et de tissage de sac de macramés. Petit à petit, j’ai développé un savoir-faire reconnu. Aujourd’hui, j’enseigne à l’école des Affaires sociales de l’Université de Lomé et dans des collèges.

J’ai néanmoins toujours considéré le tissage comme une activité d’appoint. Et très vite, j’ai cherché à diversifier mon activité. Un ami m’a appris la technique de fabrication du Kpévidi, un savon local. J’ai utilisé mes économies pour par acheter les matières premières : huile rouge, soude caustique, parfum, etc. Certes, je continue de tisser et d’enseigner, mais je vends aussi mes savons, au détail. et en gros ! Mes enfants m’aident et j’ai aussi un employé que je rémunère 1 800 FCFA (3€) par séance.

Une situation longtemps restée fragile

Certes, mes revenus se sont améliorés, mais je rencontrais souvent des difficultés financières: j’assume seule les frais de scolarité de mes enfants et j’ai eu des problèmes de santé.

Il y a quelques années, j’ai entendu parler d’Assilassimé*. Mes amies et moi avons créé le groupe « Novissi » et bénéficions depuis de formations et de microcrédits. Désormais, je peux acheter l’huile lorsque son prix est au plus bas et réaliser des économies. J’ai aussi appris à mieux gérer mes finances, faire des économies d’énergie et prendre soin de ma santé.

Mes enfants en études supérieures !

Mon activité se développe et mon quotidien s‘est amélioré. J’ai réussi à épargner 280 000 FCFA (427€) ; ça m’a aidée à financer le BTS de deux de mes enfants. J’ai pu aussi assumer mes frais médicaux lorsque j’ai été hospitalisée. J’ai trouvé la force de m’en sortir dans l’amour pour mes enfants. Je suis fière d’eux, ils sont respectueux, intelligents et travailleurs ! »

 

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